Moisissures au plafond d'une salle de bain

Moisissures au plafond d’une salle de bain : que faire ?

Les moisissures qui constellent le plafond d’une salle de bain proviennent presque toujours d’une combinaison fatale : un excès d’humidité ambiante et une ventilation défaillante. Pour régler le problème de manière durable, il faut agir sur deux fronts. D’abord, nettoyer méticuleusement les surfaces touchées avec une solution fongicide, qui peut être aussi simple et efficace que du vinaigre blanc. Ensuite, et c’est le point le plus important, s’attaquer à la cause première en améliorant drastiquement le renouvellement de l’air pour empêcher la condensation de stagner. Sans cette seconde étape, les taches noires reviendront inévitablement.

L’article en bref

Étape CléAction RecommandéeObjectif Principal
DiagnosticIdentifier la source de l’humidité (condensation, fuite, infiltration).Comprendre l’origine du problème pour ne pas traiter uniquement le symptôme.
NettoyageUtiliser des solutions naturelles (vinaigre, bicarbonate) ou des produits spécifiques.Éliminer les champignons visibles et assainir la surface.
Traitement de fondAppliquer une peinture anti-humidité ou un traitement antifongique.Créer une barrière protectrice sur le support.
PréventionAméliorer la ventilation (VMC, aération manuelle) et adopter de bonnes habitudes.Empêcher la réapparition des moisissures sur le long terme.
FinitionsRepeindre avec des produits adaptés aux pièces humides.Restaurer l’esthétique du plafond et assurer sa pérennité.

Comprendre l’origine du mal : pourquoi la moisissure s’installe-t-elle au plafond ?

Avant même de penser à nettoyer ou à repeindre, il est fondamental de jouer les détectives. Traiter la conséquence sans en comprendre la cause, c’est comme écoper l’eau d’un bateau qui fuit sans colmater la brèche. Dans le métier, c’est la première chose que l’on apprend : un diagnostic précis est la garantie d’une solution pérenne. Les taches noirâtres au plafond ne sont jamais le fruit du hasard ; elles sont le symptôme visible d’un déséquilibre dans l’environnement de la pièce. La salle de bain, par sa nature même, est le terrain de jeu favori de ces champignons microscopiques.

Elle combine chaleur et production massive de vapeur d’eau à chaque douche ou bain. Lorsque cette vapeur chaude entre en contact avec une surface plus froide, comme le plafond, elle se condense et redevient liquide. Ce sont ces fines gouttelettes, souvent invisibles à l’œil nu, qui, en s’accumulant, créent le terrain humide propice au développement des spores de moisissures, toujours présentes dans l’air. C’est un phénomène physique simple, mais aux conséquences esthétiques et sanitaires désastreuses.

Le principal coupable est presque toujours un défaut de ventilation. Dans les logements anciens, comme la maison des années 70 qu’il a fallu entièrement repenser, la ventilation naturelle par une simple fenêtre est souvent insuffisante. Ouvrir la fenêtre cinq minutes après la douche est un bon réflexe, mais cela ne suffit pas à évacuer la totalité de l’humidité résiduelle qui stagne dans les angles.

Les systèmes de Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) sont conçus pour cela, mais ils peuvent être sous-dimensionnés, mal entretenus avec des bouches d’extraction encrassées, ou tout simplement absents. Un autre point à vérifier est la présence d’une bonne circulation d’air sous la porte de la salle de bain (le détalonnage), qui permet à l’air sain d’entrer pour remplacer l’air vicié extrait. Sans cette entrée d’air, même la meilleure VMC du monde ne peut fonctionner correctement.

Distinguer condensation et problèmes structurels

Si la ventilation est la cause la plus fréquente, il ne faut pas écarter d’autres possibilités plus insidieuses. Une fuite d’eau provenant de l’étage supérieur, d’une canalisation encastrée ou même d’une toiture défaillante peut créer une zone d’humidité permanente au plafond. Dans ce cas, les taches seront souvent localisées, formant une auréole jaunâtre ou brune avant de noircir.

L’observation est alors primordiale : la tache s’agrandit-elle après une forte pluie ou lorsque la salle de bain du dessus est utilisée ? Si c’est le cas, le problème est bien plus grave qu’une simple condensation. De même, un pont thermique, c’est-à-dire une zone où l’isolation est défaillante, peut créer un point froid sur le plafond. C’est souvent le cas dans les angles ou à la jonction avec un mur extérieur.

Cette zone, constamment plus froide que le reste de la surface, deviendra le point de condensation privilégié pour la vapeur d’eau, et donc le premier endroit où la moisissure apparaîtra. C’est un détail technique, mais qui a toute son importance pour un traitement de fond. Des produits comme ceux de la gamme Bostik ou Pattex peuvent aider à traiter des fissures, mais ne régleront pas un défaut d’isolation majeur.

Pour résumer, l’enquête doit être méthodique. Commencez par observer le comportement de la pièce et des taches. Cette approche pragmatique permet de ne pas gaspiller de temps et d’argent dans des solutions inadaptées.

  • Vérification de la VMC : approchez une feuille de papier toilette de la bouche d’extraction. Si elle n’est pas aspirée, la VMC ne fonctionne pas ou est très encrassée.
  • Inspection visuelle : recherchez des signes d’infiltration comme des auréoles, des gouttes d’eau ou un gonflement du plâtre.
  • Contrôle du taux d’humidité : utilisez un hygromètre. Un taux supérieur à 60% en dehors des périodes d’utilisation de la douche est un signal d’alarme.
  • Analyse des habitudes : séchez-vous du linge dans la pièce ? Laissez-vous la porte fermée en permanence ? Ces petites choses ont un impact énorme.
Cause PotentielleSymptômes TypiquesNiveau de GravitéPremière Action à Mener
Manque de ventilationMoisissures diffuses, surtout dans les angles et sur une large surface. Buée persistante.ModéréNettoyer et améliorer l’aération (VMC, ouverture des fenêtres).
Pont thermiqueTaches très localisées sur un point froid (angle, mur extérieur).Modéré à ÉlevéConsulter un professionnel pour une solution d’isolation.
Fuite / InfiltrationAuréoles jaunâtres ou brunes, gouttes d’eau, dégradation du matériau.ÉlevéIdentifier et réparer la source de la fuite en urgence.

Les méthodes douces pour un nettoyage en surface : efficacité et précautions

Une fois la cause identifiée, il est temps de passer à l’action et de nettoyer ces vilaines taches. Beaucoup se tournent instinctivement vers des produits agressifs en pensant que seule la chimie radicale peut venir à bout des champignons. C’est une erreur. Pour des moisissures de surface dues à la condensation, des solutions bien plus naturelles, économiques et respectueuses de l’environnement sont souvent largement suffisantes.

Le perfectionnisme ne réside pas dans la puissance du produit, mais dans la justesse de la méthode. L’avantage de ces produits est double : ils sont non toxiques pour les habitants de la maison, y compris les enfants, et ils n’abîment pas les supports fragiles comme le plâtre ou certaines peintures. Avant toute intervention, la préparation est essentielle. Il faut se protéger en portant des gants, des lunettes et un masque pour éviter d’inhaler les spores qui seront mises en suspension lors du nettoyage. Il est aussi impératif d’aérer la pièce au maximum pendant et après l’opération.

La star incontestée du nettoyage naturel est le vinaigre blanc. Son acidité en fait un antifongique et un antibactérien redoutable. Son utilisation est d’une simplicité désarmante. Il suffit de mélanger environ 300 ml de vinaigre blanc avec 200 ml d’eau dans un vaporisateur. Pour des taches tenaces, on peut même l’utiliser pur.

Vaporisez généreusement sur les zones atteintes, laissez agir une bonne quinzaine de minutes, puis frottez délicatement avec une éponge ou une brosse douce. L’erreur à ne pas commettre est de frotter trop fort, au risque d’endommager la peinture. Si les taches persistent, une seconde application est souvent nécessaire. L’odeur de vinaigre, bien que forte, se dissipe rapidement avec une bonne aération.

Une autre solution très intéressante est le bicarbonate de soude. Il agit différemment du vinaigre : il est légèrement abrasif, ce qui aide à décoller les taches, et il a la capacité d’absorber l’humidité et les odeurs. On peut créer une pâte en mélangeant deux cuillères à soupe de bicarbonate avec un peu d’eau. Appliquez cette pâte sur les moisissures, laissez sécher, puis brossez pour retirer la poudre et les résidus de champignons.

Une autre technique consiste à le diluer dans l’eau (une cuillère à café pour 250 ml) et à l’appliquer avec une éponge, en rinçant fréquemment cette dernière pour ne pas étaler les spores. C’est une méthode particulièrement adaptée aux plafonds en plâtre, qui n’apprécient guère un excès d’humidité. Dans ce cas précis, on privilégiera une application avec un chiffon microfibre à peine humide, et surtout, on ne rince pas à grande eau. On laisse simplement sécher.

Autres alternatives naturelles et leurs spécificités

L’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) est une excellente alternative. Moins agressive que l’eau de Javel mais tout aussi efficace, elle possède des propriétés antifongiques et blanchissantes. Diluez-la (une part d’eau oxygénée à 3% pour deux parts d’eau), vaporisez, laissez agir une dizaine de minutes puis essuyez. C’est un excellent choix pour blanchir les taches résiduelles après un premier nettoyage.

Enfin, pour une approche plus « aromatique », l’huile essentielle d’arbre à thé (tea tree) est reconnue pour ses puissantes vertus antifongiques. Quelques gouttes (environ 15-20) dans un vaporisateur rempli d’eau suffisent. Pulvérisez sur la zone et, grand avantage, il n’est pas nécessaire de rincer. L’odeur est agréable et l’action se prolonge dans le temps. C’est une solution parfaite pour un traitement préventif régulier des zones à risque. Il est important de choisir une huile essentielle de qualité pour garantir son efficacité.

  • Vinaigre Blanc : Le plus polyvalent. Idéal pour une action rapide et désinfectante.
  • Bicarbonate de Soude : Parfait pour une action mécanique douce et pour les surfaces fragiles comme le plâtre.
  • Eau Oxygénée : Efficace pour son action blanchissante sur les taches récalcitrantes sans la nocivité de la Javel.
  • Huile d’Arbre à Thé : La meilleure option pour un traitement préventif et une action longue durée sans rinçage.
Solution NaturelleMode d’Action PrincipalAvantagesInconvénientsIdéal Pour
Vinaigre BlancAcide (antifongique)Économique, très efficace, désinfectantOdeur forte mais temporaireTaches de surface étendues
Bicarbonate de SoudeAbrasif doux, absorbantNon agressif, désodorisantPeut laisser un résidu poudreuxPlafonds en plâtre, finitions
Eau OxygénéeOxydant (blanchissant)Pas d’odeur, efficace sur les tachesLégèrement plus cherTaches colorées tenaces
Huile d’Arbre à ThéAntifongique puissantOdeur agréable, sans rinçage, préventifCoût plus élevé, vérifier la qualitéPrévention, petites zones
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Intervention en profondeur : quand les solutions de surface ne suffisent plus

Parfois, malgré tous les efforts avec des produits naturels, les taches sont si anciennes et si incrustées que le mal est plus profond. La moisissure n’est plus seulement en surface, elle a pénétré le support, que ce soit la peinture, l’enduit ou même la plaque de plâtre. Dans ce cas, une intervention plus musclée s’impose. C’est le moment où le pragmatisme prend le pas sur les solutions douces.

Continuer à nettoyer la surface serait une perte de temps. Il faut accepter de repartir sur des bases saines. Cette étape peut sembler impressionnante, mais avec de la méthode et les bons outils, elle est à la portée d’un bricoleur averti. La première chose à faire est de gratter toute la partie endommagée. À l’aide d’une spatule ou d’un grattoir, on retire la peinture qui s’écaille, l’enduit qui cloque et tout ce qui n’adhère plus parfaitement au support. Il ne faut pas hésiter à élargir un peu la zone pour s’assurer d’éliminer toutes les racines du champignon.

Une fois la zone grattée, un bon ponçage est nécessaire pour lisser la surface et assurer l’accroche des futurs produits. Après avoir soigneusement dépoussiéré, le véritable traitement de fond peut commencer. C’est ici que des produits techniques entrent en jeu. On applique d’abord un traitement antifongique spécifique, que l’on trouve chez des marques spécialisées.

Ces produits, souvent liquides et transparents, s’appliquent au pinceau et vont pénétrer le support pour détruire les champignons en profondeur et prévenir leur retour. Il est primordial de respecter scrupuleusement le temps de séchage indiqué par le fabricant. Vouloir aller trop vite est la meilleure façon de compromettre l’efficacité du traitement. Une fois ce traitement sec, si le support est très poreux ou abîmé, l’application d’un durcisseur de mur peut être une bonne idée.

Choisir la bonne protection : peintures et enduits techniques

Après l’assainissement, il faut protéger. On n’appliquera jamais une peinture de finition directement sur le support traité. L’étape suivante consiste à appliquer une sous-couche ou une peinture d’imperméabilisation. Des marques comme Rubson ou Dip Étanch proposent des solutions très performantes qui créent une véritable barrière contre l’humidité. Ces peintures sont plus épaisses qu’une peinture classique et vont bloquer les remontées d’humidité résiduelles tout en laissant le mur respirer. C’est un investissement, mais c’est la garantie de ne pas voir de nouvelles taches apparaître au bout de six mois.

Parfois, une seule couche suffit, mais pour une salle de bain très exposée, deux couches croisées offrent une sécurité maximale. C’est seulement après le séchage complet de cette couche protectrice que l’on pourra reboucher les imperfections avec un enduit de lissage, poncer à nouveau très finement, puis enfin appliquer la peinture de finition.

Il est important de noter que si le dégât est vraiment majeur, notamment si la plaque de plâtre est gorgée d’eau, molle ou déformée, la seule solution viable est de la découper et de la remplacer par une nouvelle plaque hydrofuge (de couleur verte). Tenter de sauver un support qui a perdu toute sa cohésion est illusoire. C’est une décision radicale, mais qui évite bien des déconvenues futures. Des adhésifs et mastics de qualité, comme ceux proposés par Sika ou Axton, seront alors nécessaires pour assurer une finition parfaite des joints.

  • Étape 1 : Grattage et Ponçage. Éliminer physiquement toutes les parties contaminées et non adhérentes.
  • Étape 2 : Traitement Fongicide. Appliquer un produit spécifique pour tuer les racines du champignon dans le support.
  • Étape 3 : Application d’une Barrière Étanche. Utiliser une peinture ou un enduit anti-humidité pour bloquer les transferts d’eau.
  • Étape 4 : Réparation et Lissage. Reboucher les trous avec un enduit adapté et poncer pour obtenir une surface parfaite.
  • Étape 5 : Finition. Appliquer une sous-couche et deux couches de peinture spéciale salle de bain.
Produit TechniqueFonction PrincipaleMoment de l’ApplicationMarques de Référence
Traitement AntifongiqueDétruire les champignons en profondeurAprès grattage, sur support nuStarwax, HG, Bref
Durcisseur de MurConsolider un support friableAprès le traitement fongicideDip Étanch, V33
Peinture Anti-HumiditéCréer une barrière imperméableAvant l’enduit de lissageRubson, Sika
Enduit de Lissage HydrofugePréparer la surface avant peintureAprès la couche de protectionAxton, Pattex

Mettre en place une stratégie de prévention durable : gestes et aménagements

Avoir un plafond propre et sain, c’est bien. Le garder ainsi, c’est mieux. La phase de nettoyage et de réparation n’est en réalité que la moitié du chemin. La véritable victoire contre la moisissure se joue sur le long terme, à travers une stratégie de prévention intelligente qui combine des aménagements techniques et des habitudes quotidiennes. Sans cela, même le meilleur traitement de fond finira par céder.

La clé absolue, le maître-mot de cette stratégie, reste la ventilation. C’est le poumon de votre salle de bain. Si votre pièce n’est équipée que d’une ventilation naturelle (fenêtre), il faut l’utiliser systématiquement. Ouvrez en grand pendant au moins 10 à 15 minutes après chaque douche pour créer un courant d’air et évacuer le gros de la vapeur. Si possible, laissez la porte de la salle de bain entrouverte lorsque vous ne l’utilisez pas pour permettre à l’air de circuler dans le logement.

Cependant, la solution la plus efficace et la plus confortable reste l’installation d’une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC). Pour une rénovation, une VMC simple flux hygroréglable est un excellent compromis. Ce système intelligent adapte son débit d’extraction en fonction du taux d’humidité de la pièce. Concrètement, elle tourne au ralenti la plupart du temps et accélère automatiquement lorsque vous prenez votre douche, pour revenir à son rythme normal une fois l’humidité évacuée.

C’est une solution qui assure un renouvellement d’air constant et adapté, sans pour autant créer de déperditions de chaleur excessives. L’entretien est minimal mais indispensable : il faut penser à nettoyer les bouches d’extraction une à deux fois par an pour qu’elles ne s’encrassent pas et conservent leur efficacité. C’est un petit geste qui change tout.

Usage normal Humidité tenace

Les habitudes quotidiennes qui font la différence

Au-delà des aspects techniques, de simples réflexes au quotidien peuvent grandement contribuer à maintenir un environnement sain. Par exemple, après chaque douche, un rapide coup de raclette sur les parois de la douche et la faïence permet d’éliminer une grande quantité d’eau stagnante qui, autrement, s’évaporerait lentement dans la pièce.

De même, il faut éviter de faire sécher du linge dans une salle de bain mal ventilée, car cela augmente considérablement l’hygrométrie pendant des heures. Si l’humidité est un problème récurrent et que l’installation d’une VMC est compliquée, l’utilisation ponctuelle d’un déshumidificateur d’air électrique peut être une solution d’appoint très efficace. Il captera l’excès d’humidité après les douches et assainira l’atmosphère. Enfin, lors du choix des matériaux de décoration, privilégiez toujours des éléments conçus pour les pièces humides. Que ce soit les peintures, les enduits ou même les meubles, opter pour des versions hydrofuges est un gage de tranquillité.

Ces gestes, mis bout à bout, créent un cercle vertueux. En maîtrisant l’humidité à la source et en assurant son évacuation rapide, on prive tout simplement la moisissure de ses conditions de développement. C’est une approche globale, qui allie le bon sens à la technique, pour un résultat durable et un intérieur qui respire la santé.

  • Aérer systématiquement : 15 minutes après chaque utilisation de la douche ou du bain.
  • Utiliser une raclette : Pour enlever l’excédent d’eau sur les parois et le carrelage.
  • Maintenir une température constante : Un léger chauffage permanent en hiver évite que les murs ne deviennent trop froids et ne favorisent la condensation.
  • Entretenir la ventilation : Dépoussiérer les grilles et bouches d’aération régulièrement.
  • Surveiller les joints : Des joints de silicone en mauvais état peuvent laisser l’eau s’infiltrer. Les refaire préventivement est une bonne idée.
Type de PréventionExemples d’ActionsCoût EstiméImpact sur l’Humidité
Habitudes QuotidiennesAération manuelle, raclette, pas de séchage de lingeGratuitBon
Petit ÉquipementDéshumidificateur d’appoint, absorbeur d’humiditéModéré à Bon
Amélioration TechniqueInstallation VMC simple flux, détalonnage de porte€€Très Élevé
Choix des MatériauxPeinture anti-condensation, carrelage plutôt que papier peint€€Bon (en complément)
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L’art de la finition : redonner au plafond son aspect impeccable

La dernière étape, et non des moindres, est celle qui signe la fin des travaux et redonne à la salle de bain tout son cachet. C’est le moment où la vision de l’architecte d’intérieur prend le dessus sur celle du technicien. Un plafond n’est pas juste une surface blanche ; c’est le cinquième mur de la pièce, celui qui réfléchit la lumière et donne une sensation d’espace ou, au contraire, peut l’écraser.

Une finition soignée après un traitement anti-moisissure est donc fondamentale, non seulement pour l’esthétique, mais aussi pour la durabilité de l’intervention. Il serait dommage de gâcher tous les efforts précédents par une application de peinture hâtive. La préparation du support, encore une fois, est la clé. Après les étapes de traitement, d’imperméabilisation et de lissage, la surface doit être parfaitement propre, sèche et lisse. Un dernier coup de ponçage très fin (grain 180 ou 240) suivi d’un dépoussiérage méticuleux est indispensable.

Le choix de la peinture est déterminant. Il faut impérativement opter pour une peinture spéciale pièces humides ou « spéciale cuisine et bains ». Ces peintures contiennent des additifs fongicides qui inhibent le développement des micro-organismes et forment un film protecteur plus résistant à la condensation et aux lessivages fréquents.

Des marques comme V33 proposent des gammes complètes, avec des finitions variées. La question de la finition (mate, satinée ou brillante) n’est pas qu’esthétique. Un fini satiné est le plus recommandé pour une salle de bain. Il réfléchit légèrement la lumière, est très facile à nettoyer et résiste bien mieux à l’humidité qu’un fini mat. Le mat, bien que très tendance pour son aspect velouté, est plus poreux et donc plus susceptible de se tacher ou de voir les moisissures s’y accrocher à nouveau. Le brillant, quant à lui, est ultra-résistant mais a le défaut de faire ressortir la moindre imperfection du plafond.

Techniques d’application pour un rendu professionnel

Avant d’appliquer la peinture de finition, une sous-couche d’impression est fortement conseillée, même si le support a déjà été traité. Elle permet d’uniformiser la porosité du fond (notamment entre les zones anciennes et les zones réparées avec de l’enduit) et garantit un rendu final homogène et sans taches. Pour l’application, commencez par dégager les angles et les bords avec un pinceau à réchampir.

Ensuite, pour la grande surface, utilisez un rouleau à poils mi-longs (environ 12 mm) pour une bonne couvrance. La technique est importante pour éviter les traces de reprise. Peignez par zones d’environ un mètre carré. Appliquez la peinture en passes croisées : une première passe verticale, puis, sans recharger le rouleau, une passe horizontale pour bien répartir le produit. Terminez en lissant délicatement dans le sens de la lumière (généralement vers la fenêtre) pour un fini impeccable. Laissez bien sécher la première couche (respectez le temps indiqué sur le pot) avant d’appliquer la seconde. Deux couches de finition sont le minimum pour obtenir une couleur profonde et une protection optimale.

Une fois la peinture sèche, le travail n’est pas tout à fait terminé. Pensez à nettoyer ou remplacer la grille de ventilation pour qu’elle soit non seulement efficace mais aussi esthétique. Vérifiez l’état des joints de silicone autour de la douche ou de la baignoire ; c’est le moment idéal pour les refaire avec un mastic anti-moisissures de qualité pour une finition parfaite et une protection supplémentaire. Ces derniers détails font toute la différence entre un travail amateur et un résultat digne d’un professionnel, où chaque élément contribue à un ensemble harmonieux, sain et durable.

  • Choix de la finition : Le satiné est le meilleur compromis entre esthétique, résistance et facilité d’entretien.
  • Qualité du matériel : Investissez dans un bon rouleau et de bons pinceaux pour éviter la perte de poils et obtenir un beau tendu.
  • Respect des temps de séchage : La patience est essentielle. Peindre sur une couche qui n’est pas sèche à cœur ruine le résultat.
  • Conditions d’application : Travaillez dans une pièce bien aérée mais sans courant d’air direct, à une température comprise entre 15 et 20°C.
Type de FinitionAvantagesInconvénientsRecommandation pour Plafond SDB
MatCache les imperfections, aspect sobre et élégant.Poreux, difficile à nettoyer, moins résistant à l’humidité.Déconseillé
SatinéBon compromis, résistant, lessivable, réfléchit la lumière.Révèle légèrement les défauts du support.Fortement recommandé
Brillant / LaquéTrès résistant, effet miroir, très facile à nettoyer.Fait ressortir tous les défauts, aspect parfois « plastique ».Possible, mais demande un support parfait.

FAQ :

Peut-on simplement repeindre par-dessus la moisissure pour la cacher ?

Non, c’est une très mauvaise idée. Peindre sur la moisissure ne fait que la masquer temporairement. Le champignon continuera de se développer sous la couche de peinture, qui finira par cloquer et s’écailler. Il est impératif de nettoyer et de traiter la surface en profondeur avant d’envisager toute finition.

En combien de temps la moisissure peut-elle revenir si la cause n’est pas traitée ?

Très rapidement. Si le problème de fond, comme un manque de ventilation, n’est pas résolu, les moisissures peuvent commencer à réapparaître en quelques semaines seulement, surtout en hiver. Le nettoyage n’est qu’une solution temporaire si l’environnement humide qui favorise leur croissance n’est pas modifié.

Certains matériaux de plafond sont-ils naturellement plus résistants à la moisissure ?

Oui, absolument. Les plaques de plâtre hydrofuges (souvent de couleur verte) sont spécifiquement conçues pour résister à l’humidité. Les plafonds en PVC ou recouverts de certains enduits à la chaux, qui est un régulateur d’humidité naturel, sont également de bien meilleures options pour une salle de bain qu’un plâtre standard ou un papier peint.

L’eau de Javel est-elle une bonne solution pour nettoyer la moisissure ?

L’eau de Javel peut être utilisée en dernier recours sur des surfaces non poreuses comme le carrelage, car elle décolore et tue les champignons en surface. Cependant, sur des matériaux poreux comme le plâtre, elle peut s’évaporer avant d’avoir atteint les racines du champignon, et son eau peut même nourrir la moisissure en profondeur. De plus, ses vapeurs sont toxiques. Les solutions à base de vinaigre ou d’eau oxygénée sont souvent plus efficaces et moins dangereuses.

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