Vous cherchez à vous installer à Anglet ou à y passer vos vacances, mais vous ne savez pas quels quartiers éviter ? Excellente question. Si Anglet rime souvent avec plages, surf et une qualité de vie enviable, tous ses secteurs ne se valent pas, que ce soit pour un projet de vie ou un investissement immobilier. Certains quartiers, comme Montbrun, Brindos, Sutar, ou encore les secteurs d’Amitié et Duplessis, présentent des inconvénients notables. Ces zones peuvent souffrir d’un urbanisme vieillissant, d’un manque de commerces et de services, d’un certain isolement géographique, ou encore de risques spécifiques comme les inondations. Comprendre ces nuances est essentiel pour faire un choix éclairé et trouver le lieu qui correspondra vraiment à vos attentes.
| Quartier | Principales Problématiques | Idéal pour… |
|---|---|---|
| Montbrun | Urbanisme daté, manque de commerces de proximité, réputation de « quartier sensible ». | Ceux qui cherchent des logements plus abordables et ne sont pas dérangés par l’architecture des années 70. |
| Brindos | Éloignement du centre et des plages, faible animation, certains secteurs exposés aux risques d’inondation. | Les personnes recherchant avant tout le calme et la verdure, et pour qui la voiture n’est pas un problème. |
| Sutar (Nord) | Très excentré, manque criant de services et commerces, sentiment d’isolement. | Ceux qui travaillent près de Biarritz et privilégient un cadre résidentiel simple, sans besoin de vie de quartier. |
| Amitié / Duplessis | Forte dépendance à la voiture, isolement par rapport aux pôles d’attraction d’Anglet. | Les familles recherchant la tranquillité absolue et des pavillons modestes, loin de l’agitation. |
| La Barre | Ambiance parfois tendue le soir, éclairage public insuffisant dans certaines zones. | Les amateurs de glisse en journée, mais à aborder avec prudence pour les promenades nocturnes. |
L’analyse des quartiers excentrés : Entre isolement et manque de services
Lorsque l’on parle des zones à éviter à Anglet, la conversation s’oriente souvent vers des questions de sécurité. Pourtant, un autre critère, tout aussi important pour la qualité de vie au quotidien, est celui de l’isolement géographique et du manque de services. C’est un aspect que je regarde toujours avec attention, tant pour mes clients que pour ma propre famille. Un quartier peut être parfaitement sûr, mais s’il vous oblige à prendre la voiture pour la moindre course, il perd une grande partie de son attrait.
Les secteurs d’Amitié et Duplessis, ainsi que certaines zones limitrophes de Labenne, illustrent parfaitement ce dilemme. Ces quartiers, principalement composés de pavillons modestes et de quelques logements sociaux plus anciens, offrent une tranquillité indéniable. Mais cette quiétude a un prix : celui d’une déconnexion quasi totale avec le cœur vibrant d’Anglet, ses commerces, ses plages et son animation.
D’un point de vue d’architecte d’intérieur, l’âme d’une maison est indissociable de celle de son quartier. Quand je conçois un espace, je pense à la manière dont il s’ouvre sur l’extérieur. Dans des quartiers comme Amitié, l’extérieur se résume souvent au jardin privé. Il manque ce que j’appelle le « relais social » : la petite place, le café du coin, la boulangerie où l’on croise ses voisins. Cette absence de vie locale pèse sur le quotidien.
Pour une famille avec des enfants, comme la mienne, cela signifie des allers-retours constants en voiture pour l’école, les activités sportives ou simplement pour aller chercher le pain. Jules et Léa aiment pouvoir aller acheter des bonbons ou un magazine à pied ; c’est un petit pas vers l’autonomie qui est tout simplement impossible dans ces secteurs trop résidentiels et monofonctionnels. Les problèmes d’urbanisme à Anglet se manifestent ici par un étalement urbain qui n’a pas été pensé avec une mixité de fonctions.
Pour vous donner une idée concrète, voici quelques inconvénients du quotidien dans ces zones :
- Dépendance totale à l’automobile : Chaque déplacement, même minime, nécessite un véhicule.
- Manque d’infrastructures pour les enfants : Peu de parcs de jeux accessibles à pied ou d’espaces de rencontre pour les jeunes.
- Faible vie de quartier : L’absence de commerces de proximité limite les interactions sociales spontanées.
- Sentiment d’isolement : Le soir, les rues sont souvent désertes, ce qui peut créer une ambiance morne.
- Valorisation immobilière plus lente : Ces secteurs sont souvent moins recherchés, ce qui peut impacter la plus-value à long terme.
La zone limitrophe de Labenne présente une atmosphère encore plus particulière, avec un paysage parfois semi-industriel qui peut paraître froid et peu accueillant pour de nouveaux arrivants. La convivialité y est plus difficile à trouver. Cependant, il faut nuancer. Pour un artisan ou un travailleur indépendant qui a besoin d’un accès rapide aux grands axes routiers et qui recherche un bien abordable avec un grand garage ou un atelier, ces quartiers peuvent représenter une opportunité.
Tout est une question de projet de vie. Mais pour celui qui rêve de la vie angloye, faite de promenades à vélo vers la plage et de marchés locaux, ces secteurs représentent un véritable contre-emploi. Avant de vous décider, je vous conseille vivement de passer du temps sur place, à différents moments de la journée, pour ressentir l’atmosphère et évaluer concrètement les distances et les contraintes de déplacement.
Comparatif de l’isolement perçu
Pour mieux visualiser, voici un tableau simple basé sur les avis des habitants d’Anglet et mon expérience sur le terrain, évaluant le niveau d’isolement de ces quartiers par rapport aux centres d’intérêt majeurs.
| Quartier | Accès Plages (sans voiture) | Accès Centre-ville (Cinq Cantons) | Présence de commerces de proximité |
|---|---|---|---|
| Amitié / Duplessis | Très difficile | Difficile | Très faible |
| Brindos | Très difficile | Difficile | Faible |
| Sutar (Nord) | Difficile | Très difficile | Quasi inexistante |
| Zone limitrophe Labenne | Très difficile | Très difficile | Faible |

Montbrun et Sutar : quand l’urbanisme des années 70 pèse sur le cadre de vie
En tant que professionnel passionné par la transformation des espaces, je suis fasciné par l’architecture des années 70. Ma propre maison date de cette époque, et j’y vois un potentiel créatif immense. Cependant, il faut reconnaître que l’urbanisme de cette période a aussi produit des quartiers sensibles à Anglet, où la qualité de vie est aujourd’hui dégradée. Le quartier de Montbrun en est l’exemple le plus souvent cité.
Coincé entre Bayonne et la RN10, il est principalement constitué de grands ensembles qui, soyons honnêtes, ont mal vieilli. L’architecture est massive, répétitive, et les espaces extérieurs manquent cruellement de personnalité et de soin. Pour beaucoup, cette esthétique contribue à une réputation négative qui, bien que souvent exagérée en termes de criminalité à Anglet, pèse sur l’attractivité du secteur.
Le problème de Montbrun n’est pas tant une insécurité galopante qu’un sentiment général de délaissement. Le manque de commerces de proximité oblige les résidents à se déplacer, et l’absence de rénovations majeures contraste fortement avec d’autres quartiers d’Anglet qui ont bénéficié d’investissements récents. Quand je parcours ce quartier, je vois des volumes, des structures, mais pas de « vie ».
Les halls d’immeubles sont souvent impersonnels, les espaces verts peu entretenus. C’est le type d’environnement où il est difficile de se projeter, de créer un foyer qui raconte une histoire. Le bâti impose une uniformité qui va à l’encontre de la quête d’authenticité de beaucoup de familles aujourd’hui. L’un des principaux défis des problèmes d’urbanisme à Anglet est précisément de réussir à réhabiliter ces zones pour y réinjecter de la mixité, de la convivialité et de la qualité architecturale.
Le cas de Sutar, notamment sa partie nord, est légèrement différent mais partage certaines problématiques. Plus excentré, il souffre d’un isolement encore plus marqué. Proche de Biarritz, il est paradoxalement coupé des infrastructures de ses deux villes voisines. L’absence de commerces y est encore plus criante, et certains îlots résidentiels, mal éclairés ou enclavés, peuvent générer un sentiment d’insécurité, surtout le soir.
C’est une frustration que j’ai pu observer chez un client potentiel qui y possédait un terrain : le potentiel était là, mais l’environnement immédiat manquait de tout ce qui fait le charme de la vie sur la côte basque. Pas de marché, pas de café, pas de vie de quartier. On est dans un quartier « dortoir » par excellence, ce qui peut convenir à certains, mais certainement pas à ceux qui cherchent à s’immerger dans la culture locale. La sécurité à Anglet est globalement bonne, mais le sentiment de sécurité, lui, est aussi lié à l’animation et à l’éclairage d’un lieu.
Pour identifier les points faibles d’un urbanisme daté lors de vos visites, voici une petite liste de « drapeaux rouges » à surveiller :
- Manque d’espaces de transition : Absence de coursives, de jardins partagés ou de porches accueillants qui favorisent les rencontres.
- Grandes barres d’immeubles : Une monotonie architecturale qui écrase le paysage et dépersonnalise l’habitat.
- Espaces extérieurs mal définis : De grandes pelouses sans usage clair, ni aires de jeux, ni jardins potagers.
- Stationnement anarchique : Des parkings omniprésents qui donnent la priorité à la voiture plutôt qu’au piéton.
- Éclairage public faible ou inefficace : Des zones d’ombre qui peuvent nourrir un sentiment d’insécurité.
Montbrun vs Sutar : Deux formes d’enclavement
Ces deux quartiers sont souvent regroupés parmi les zones à éviter à Anglet, mais leurs défauts ne sont pas identiques. Voici une comparaison pour vous aider à mieux cerner leurs spécificités.
| Caractéristique | Quartier de Montbrun | Quartier de Sutar (Nord) |
|---|---|---|
| Type d’habitat dominant | Grands ensembles collectifs (années 70) | Pavillonnaire et petits collectifs dispersés |
| Problème principal | Image dégradée, bâti vieillissant, manque de mixité sociale. | Isolement géographique extrême, absence totale de services. |
| Proximité des axes | Proche de la RN10 et de Bayonne, mais mal intégré. | Proche de l’aéroport et de Biarritz, mais sans connexion de quartier. |
| Potentiel de rénovation | Élevé, si une politique de réhabilitation urbaine est menée. | Plus limité, car le problème est structurel (dispersion). |
Brindos et La Barre : Les Défis Liés à l’Environnement et à l’Ambiance Nocturne
Certains quartiers d’Anglet ne sont pas à éviter pour des raisons sociales ou architecturales, mais à cause de contraintes plus naturelles ou d’ambiances spécifiques. C’est le cas de Brindos et de La Barre, deux secteurs aux profils très différents mais qui demandent une vigilance particulière. Brindos, avec son lac et son cadre verdoyant, a tout du quartier paisible et résidentiel. Et il l’est, sans aucun doute.
Le problème, c’est que cette proximité avec l’eau n’est pas sans conséquence. Plusieurs zones du quartier sont identifiées comme étant exposées aux risques d’inondation à Anglet. C’est un facteur que je prends très au sérieux dans mon métier. Avant d’acheter ou de rénover, la première chose que je fais est de consulter les plans de prévention des risques (PPR). Une maison, aussi belle soit-elle, perd toute sa valeur si elle est menacée par la montée des eaux. C’est un stress permanent pour les occupants et un véritable casse-tête pour les assurances et les travaux.
Au-delà de ce risque majeur, Brindos souffre, comme d’autres quartiers mentionnés, de son éloignement du centre et du littoral. C’est un secteur calme, peut-être trop pour certains. L’animation y est quasi nulle. Pour une famille qui aime bouger, qui souhaite que ses enfants aient des amis dans la rue, Brindos peut vite sembler monotone. C’est le compromis classique entre la tranquillité et la vitalité. Ici, le curseur penche très nettement du côté de la tranquillité.
Si votre rêve est une maison avec un grand jardin, loin du tumulte estival, et que les trajets en voiture ne vous effraient pas, alors Brindos peut être une option. Mais il faut le choisir en connaissance de cause, et surtout, en ayant vérifié minutieusement la carte des risques à Anglet pour votre parcelle précise.
Le quartier de La Barre, quant à lui, pose une tout autre question. C’est un lieu emblématique d’Anglet, avec son skatepark, ses spots de surf, et son immense espace vert face à l’océan. En journée, c’est un endroit fantastique, plein de vie et d’énergie. Le problème survient à la nuit tombée. Plusieurs témoignages, corroborés par nos propres observations, font état d’une ambiance qui peut devenir tendue. Le manque d’éclairage dans certaines zones de promenade et sur les parkings crée des espaces peu rassurants.
La sécurité à Anglet le soir y est perçue comme moins bonne que dans le centre ou dans des quartiers résidentiels comme Chiberta. Il ne s’agit pas de dire que c’est un coupe-gorge, loin de là, mais pour une promenade nocturne en famille ou pour rentrer seul(e) tard le soir, ce n’est pas le lieu que je recommanderais. C’est un paradoxe typique des lieux très fréquentés : la forte affluence de la journée laisse place à un vide qui peut être mal vécu une fois le soleil couché.
Avant d’envisager un logement dans un quartier présentant des risques environnementaux ou une ambiance nocturne particulière, posez-vous les bonnes questions :
- Pour un risque d’inondation : Ai-je consulté le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) ? La maison a-t-elle déjà été inondée ? Quelles sont les préconisations de construction ou de rénovation ? Mon assurance couvrira-t-elle ce risque ?
- Pour l’ambiance nocturne : Suis-je à l’aise avec l’idée de rentrer tard le soir dans ce quartier ? L’éclairage public est-il suffisant sur mon trajet quotidien ? Y a-t-il des commerces ou des restaurants ouverts le soir pour animer les rues ? Comment le quartier est-il perçu par les autres habitants ?
Ces questions pragmatiques sont essentielles pour éviter les mauvaises surprises. Une visite de jour ne suffit jamais ; il faut toujours aller voir un quartier le soir, en semaine et le week-end, pour en saisir toutes les facettes.
Synthèse des Risques et Inconvénients
| Quartier | Type de Problématique | Niveau de Vigilance Recommandé | Profil Adapté |
|---|---|---|---|
| Brindos | Risque d’inondation, isolement, manque d’animation. | Élevé (sur le plan environnemental) | Amoureux de la nature et du calme absolu, non-dépendant des services de proximité. |
| La Barre | Ambiance nocturne tendue, éclairage insuffisant. | Moyen en journée, Élevé la nuit. | Sportifs et jeunes en journée ; à éviter pour les résidents cherchant la sérénité en soirée. |
| Saint-Jean / Haize Errota | Nuisances sonores, dégradations occasionnelles. | Moyen. | Personnes peu sensibles au bruit et cherchant un quartier vivant mais parfois agité. |

Au-delà des Préjugés : comment choisir votre quartier idéal à Anglet ?
Après avoir passé en revue les quartiers à éviter à Anglet, il est temps de changer de perspective. Car identifier ce que l’on ne veut pas est la première étape pour définir ce que l’on recherche vraiment. Anglet regorge de secteurs absolument charmants et il serait dommage de rester sur une impression négative. Le but n’est pas de dresser une liste noire, mais de vous donner les clés pour faire un choix qui correspond à votre mode de vie.
En tant que professionnel de l’habitat, ma conviction est qu’il n’y a pas de mauvais quartier dans l’absolu, seulement des inadéquations entre un lieu et un projet de vie. Le meilleur quartier d’Anglet pour un jeune surfeur ne sera pas le même que pour une famille avec de jeunes enfants ou un couple de retraités.
La première chose à faire est de dépasser les réputations. Un quartier étiqueté « sensible » comme Montbrun peut avoir évolué, et une visite sur place peut révéler de bonnes surprises. Inversement, un quartier jugé « calme » peut s’avérer mortellement ennuyeux pour vous. Mon conseil numéro un est simple : allez-y. Passez-y une matinée de semaine, une fin d’après-midi, une soirée de week-end.
Asseyez-vous à la terrasse d’un café s’il y en a un, observez les gens, écoutez les bruits. Est-ce que l’ambiance vous parle ? Est-ce que vous vous imaginez vivre ici ? Pour notre projet familial, Sarah et moi avons visité notre quartier actuel au moins cinq fois avant de nous décider. On a regardé le chemin de l’école pour les enfants, chronométré le trajet jusqu’à la plage à vélo, et discuté avec nos futurs voisins. C’est ce travail de terrain qui valide ou non une intuition.
Pour vous guider dans vos visites, voici une sorte de check-list personnelle que j’utilise pour évaluer un quartier :
- L’ambiance générale : Le quartier est-il vivant, animé, ou plutôt calme et résidentiel ? Est-ce que l’architecture a du charme ? Les rues sont-elles propres et bien entretenues ?
- Les commodités : Puis-je aller acheter le pain à pied ? Y a-t-il une bonne école, un parc, un médecin à proximité ? Les transports en commun sont-ils accessibles et fréquents ?
- La population : Le quartier semble-t-il plutôt familial, jeune, ou âgé ? Y a-t-il une mixité sociale qui vous correspond ?
- Les espaces verts et la nature : La plage est-elle loin ? Y a-t-il une forêt, un parc, un lac à proximité pour se promener ?
- Le sentiment de sécurité : L’éclairage public est-il bon ? Y a-t-il des zones qui vous semblent peu sûres le soir ?
En répondant à ces questions, vous dessinerez le portrait-robot de votre quartier idéal. Et à Anglet, les alternatives ne manquent pas. Des secteurs comme Chiberta, entre golf, forêt et océan, offrent un cadre de vie exceptionnel, bien que très prisé et donc onéreux. Pour un excellent compromis, je suis personnellement un grand admirateur de la transformation du quartier de Blancpignon.
Autrefois ouvrier, il a su se réinventer pour offrir une véritable vie de village, avec des commerces de qualité, une ambiance conviviale et une proximité appréciable avec le centre et les plages. C’est la preuve qu’un urbanisme intelligent peut transformer positivement un quartier. C’est dans ce genre de lieu que l’on peut véritablement s’épanouir et créer un projet de vie durable.
Comparatif des alternatives attrayantes
Pour contraster avec les zones à vigilance, voici un aperçu de ce que peuvent offrir les quartiers les plus recherchés, pour vous aider à affiner votre recherche de où loger à Anglet.
| Critère | Chiberta | Blancpignon | Cinq Cantons |
|---|---|---|---|
| Cadre de vie | Exceptionnel (océan, forêt, golf) | Convivial et urbain (vie de quartier) | Dynamique et commerçant (proximité de tout) |
| Proximité services | Faible (voiture nécessaire) | Excellente (tout à pied) | Excellente (cœur commercial) |
| Type de logement | Villas de prestige, appartements de standing | Maisons de ville, petits immeubles rénovés | Appartements, quelques maisons de ville |
| Budget | Très élevé | Élevé | Très élevé |
Sécurité et Urbanisme à Anglet : Une Vision d’Ensemble pour 2025
Aborder la question des quartiers dangereux à Anglet nécessite une vision plus large, qui lie directement la sécurité à l’urbanisme. C’est une conviction profonde que je porte dans mon métier : la manière dont une ville est conçue a un impact direct sur le bien-être et le sentiment de sécurité de ses habitants. Anglet est globalement une ville sûre, et la criminalité y est bien moins préoccupante que dans de nombreuses autres agglomérations de taille similaire.
Cependant, les avis des habitants d’Anglet révèlent des perceptions très différentes d’un quartier à l’autre. Pourquoi se sent-on parfaitement en sécurité à Chiberta et un peu moins dans une ruelle mal éclairée de La Barre ou au pied d’une grande barre de Montbrun ? La réponse se trouve dans l’aménagement de l’espace public.
Les problèmes d’urbanisme à Anglet sont souvent hérités du passé. L’étalement pavillonnaire a créé des zones isolées et dépendantes de la voiture. Les grands ensembles des années 70 ont généré des espaces publics impersonnels et difficiles à s’approprier pour les résidents. Un urbanisme réussi, c’est un urbanisme qui favorise la « surveillance naturelle ».
Des rues animées avec des commerces en rez-de-chaussée, des fenêtres qui donnent sur la rue, un bon éclairage public, des parcs où les familles se retrouvent… Tout cela crée du lien social et décourage les incivilités. Quand un quartier est désert, mal éclairé et que les habitations se tournent le dos, le sentiment d’insécurité augmente mécaniquement, même en l’absence de danger réel. C’est ce qui se passe dans certains secteurs de Sutar ou Duplessis.
L’enjeu pour Anglet dans les années à venir est de « recoudre » la ville. Il s’agit de reconnecter ces quartiers excentrés en améliorant les pistes cyclables et les transports en commun, et de réinvestir dans les cœurs de quartier en y favorisant l’installation de nouveaux commerces et services. La rénovation de l’habitat, notamment à Montbrun, est aussi une priorité.
Il ne s’agit pas seulement de refaire les façades, mais de repenser les espaces communs, de créer des jardins partagés, d’ouvrir les rez-de-chaussée. C’est un travail de longue haleine, mais c’est la seule façon de transformer durablement l’image et la réalité de ces quartiers sensibles d’Anglet. En tant que citoyen et professionnel, je suis attentif aux projets municipaux qui vont dans ce sens, car c’est l’avenir de la qualité de vie de tous les Angloys qui est en jeu.
Pour vous, futur habitant ou investisseur, observer les dynamiques de transformation est une excellente stratégie. Un quartier aujourd’hui considéré comme une zone à éviter à Anglet pourrait devenir un secteur d’avenir si des projets de réhabilitation ambitieux y sont lancés. Voici quelques signaux positifs à rechercher :
- Lancement de projets de rénovation urbaine : Des annonces de la mairie sur la réhabilitation de l’habitat ou des espaces publics.
- Arrivée de nouveaux commerces : L’ouverture d’une boulangerie, d’un café ou d’une épicerie est souvent le premier signe d’une redynamisation.
- Amélioration des infrastructures : Création d’une nouvelle ligne de bus, aménagement de pistes cyclables, rénovation d’une école.
- Initiatives citoyennes : Création d’un jardin partagé, organisation d’une fête de quartier, etc.
- Évolution des prix de l’immobilier : Une stabilisation ou une légère hausse des prix peut indiquer un regain d’intérêt pour le secteur.
Choisir où vivre, c’est aussi parier sur l’avenir d’un lieu. En analysant un quartier non seulement pour ce qu’il est aujourd’hui, mais pour ce qu’il pourrait devenir demain, vous ferez un choix plus éclairé et potentiellement plus judicieux sur le long terme.
Défis urbains et solutions potentielles à Anglet
| Défi Urbain | Quartiers Concernés | Piste de Solution |
|---|---|---|
| Enclavement et dépendance automobile | Amitié, Duplessis, Sutar, Brindos | Développement des transports en commun (lignes de bus à haut niveau de service), création d’un maillage cyclable sécurisé. |
| Bâti vieillissant et image dégradée | Montbrun | Programme de réhabilitation ambitieux (isolation, rénovation des parties communes, création de balcons), diversification de l’habitat. |
| Manque de commerces et de vie locale | Tous les quartiers excentrés | Politique incitative pour l’installation de commerces de proximité, création de halles de quartier ou de marchés locaux. |
| Risques environnementaux | Brindos (inondations) | Application stricte du PPRI, aménagement de zones tampons végétalisées, information et sensibilisation des résidents. |
Anglet est-elle globalement une ville dangereuse ?
Non, absolument pas. Anglet est considérée comme une ville sûre avec un faible taux de criminalité comparé à la moyenne nationale. Les quartiers mentionnés le sont davantage pour des problématiques de cadre de vie, d’isolement ou de réputation que pour une dangerosité avérée au quotidien. La vigilance est de mise comme partout, mais il n’y a pas de ‘no-go zones’ à Anglet.
Qu’en est-il des nuisances sonores liées à l’aéroport de Biarritz-Pays Basque ?
C’est un excellent point, souvent oublié. L’aéroport est situé à cheval sur Anglet et Biarritz. Les quartiers les plus proches, comme une partie de Sutar ou de Parme, sont directement dans le couloir aérien. Les nuisances sonores peuvent y être importantes, surtout en été avec l’augmentation du trafic. Il est indispensable de se renseigner sur l’exposition de votre futur logement au bruit des avions en consultant les cartes du Plan d’Exposition au Bruit (PEB).
Peut-il y avoir des opportunités d’investissement immobilier dans ces quartiers ‘à éviter’ ?
Oui, potentiellement. Un quartier comme Montbrun, en raison de ses prix plus bas, pourrait devenir intéressant si un projet de rénovation urbaine d’envergure est lancé par la municipalité. Acheter avant l’annonce de tels projets peut s’avérer très rentable. Cependant, c’est un pari risqué qui demande de bien suivre l’actualité politique et urbanistique locale. Pour des quartiers comme Brindos, le risque d’inondation reste un frein majeur à la valorisation.
Comment l’afflux de touristes en été impacte-t-il ces différents quartiers ?
L’impact est très inégal. Les quartiers proches des plages comme La Barre ou Chiberta sont totalement transformés, avec une circulation très dense et une fréquentation maximale. Les quartiers plus excentrés et résidentiels comme Amitié, Duplessis ou Montbrun sont très peu affectés par le tourisme estival. Ils conservent leur tranquillité, ce qui peut être un avantage pour ceux qui souhaitent fuir l’agitation saisonnière, mais cela renforce aussi leur déconnexion par rapport à l’effervescence de la côte.
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À propos de Thomas
Architecte d’intérieur passionné et père de famille créatif, je transforme depuis plus de 10 ans les intérieurs en véritables œuvres d’art. Entre mes projets clients haut de gamme et l’aménagement de ma propre maison lyonnaise, je partage sur Art Pluriel mes meilleures astuces pour créer une déco authentique et accessible. Quand je ne dessine pas de nouvelles créations, vous me trouverez dans mon jardin à imaginer des aménagements paysagers ou à bricoler avec mes enfants Léa et Jules.
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