Vous envisagez de vous installer à Tours et, comme beaucoup, vous vous interrogez sur la réputation de certains quartiers. Pour vous donner une réponse directe, les secteurs les plus souvent cités lorsque l’on parle de zones à éviter à Tours sont historiquement Le Sanitas, La Rabière (à Joué-lès-Tours, mais dans la continuité urbaine) et Les Fontaines. Cependant, cette vision est aujourd’hui parcellaire. En tant que professionnel observant les transformations urbaines, je peux vous assurer que ces quartiers sont au cœur de dynamiques de changement profondes, portées par des investissements massifs et une volonté politique forte d’améliorer le cadre de vie. La réalité de 2025 est bien plus nuancée qu’une simple liste de noms à proscrire. La véritable question n’est donc pas seulement « quels quartiers éviter ? », mais plutôt « quelle est la réalité de ces quartiers aujourd’hui et quel est leur potentiel demain ? ».
| Section | Points Clés Abordés | Idéal pour… |
|---|---|---|
| Analyse du quartier Sanitas | Réputation vs réalité, impact de la rénovation ANRU, atout de la proximité du centre, baisse de la délinquance. | Investisseurs avisés, jeunes actifs cherchant des prix accessibles près du centre. |
| Zoom sur Les Fontaines et Maryse-Bastié | Défis persistants, architecture des années 70, initiatives locales et communautaires, sentiment de sécurité. | Ceux qui cherchent à comprendre la complexité des grands ensembles et leur évolution. |
| Le cas de La Rabière à Joué-lès-Tours | Projet de renouvellement urbain, enjeux de la mixité sociale, accessibilité et connexion avec Tours. | Personnes intéressées par les dynamiques de la première couronne et les projets de transformation à grande échelle. |
| La Sécurité à Tours : Chiffres et Actions | Analyse des statistiques (baisse des délits), budget sécurité de la ville, rôle de la vidéosurveillance. | Lecteurs pragmatiques voulant des données concrètes pour se forger leur propre opinion. |
| Les alternatives : où s’installer en toute sérénité ? | Présentation des quartiers prisés (Prébendes, Velpeau), analyse des prix immobiliers, conseils pour les familles. | Familles, couples et toute personne cherchant un cadre de vie paisible et de qualité à Tours. |
Le Sanitas : décryptage d’un quartier en pleine métamorphose
Quand on parle des quartiers sensibles de Tours, le nom du Sanitas arrive presque toujours en premier. Sa réputation le précède, et il est vrai que pendant des années, il a concentré des difficultés sociales et des problèmes de sécurité. Cependant, s’arrêter à cette image datée serait une erreur d’analyse profonde, surtout pour quelqu’un qui, comme moi, s’intéresse à l’urbanisme et au potentiel de transformation des lieux.
Le Sanitas de 2025 n’est plus celui des années 2000. Son principal atout, souvent sous-estimé, est sa localisation exceptionnelle : à quelques pas de la gare et du centre-ville de Tours. Un avantage géographique que beaucoup de quartiers plus cotés pourraient lui envier. C’est un point que je souligne souvent à des clients qui ont un budget plus serré mais ne veulent pas sacrifier la proximité des commodités.
La transformation la plus visible est celle opérée par le vaste programme de rénovation urbaine soutenu par l’ANRU. Concrètement, cela se traduit par la démolition de barres d’immeubles vieillissantes, la construction de logements neufs plus qualitatifs, et la réhabilitation du parc existant. Le but est clair : améliorer le cadre de vie, diversifier l’habitat et favoriser la mixité sociale. Les résultats sont déjà tangibles. Les statistiques de la ville pour 2023 sont éloquentes : le nombre de squats, qui était un véritable fléau, est passé de 140 à une dizaine.
C’est une baisse spectaculaire qui change radicalement la perception de sécurité au quotidien. Cette dynamique est soutenue par un renforcement des moyens : la ville a déployé 174 caméras de vidéosurveillance, contre 129 en 2020, et une partie importante de ce dispositif concerne le secteur. Il ne s’agit pas de nier les défis qui demeurent, mais de reconnaître les efforts colossaux qui portent leurs fruits.
Mon regard d’architecte d’intérieur sur le potentiel du Sanitas
D’un point de vue purement professionnel, je trouve ce quartier fascinant. Il offre un terrain de jeu incroyable pour qui sait voir au-delà des apparences. Les appartements anciens, souvent spacieux et bien agencés, peuvent être transformés en des lieux de vie magnifiques avec un budget rénovation bien maîtrisé. J’ai eu l’occasion de visiter un appartement pour un jeune couple d’artistes qui y avait vu, comme moi, une opportunité.
L’espace brut, la luminosité et le prix au mètre carré défiant toute concurrence leur ont permis de créer un loft incroyable, un lieu unique qui raconte leur histoire, bien loin des standards aseptisés. C’est ça, le potentiel du Sanitas : la possibilité de s’offrir de l’espace et de la créativité, à deux pas de l’effervescence du centre.
Bien sûr, il faut rester pragmatique. Certaines rues restent plus exposées à des actes d’incivilité. La vie nocturne peut y être différente de celle des quartiers plus bourgeois. Il est donc essentiel de bien choisir son immeuble, sa rue, et de se renseigner auprès du voisinage. Mais la tendance de fond est indéniablement positive. Les vols avec violence ont chuté de 40% sur l’ensemble de la ville, une statistique qui inclut évidemment l’amélioration dans ce secteur.
Pour un investisseur ou un primo-accédant audacieux, le Sanitas représente une opportunité de parier sur l’avenir, un peu comme certains quartiers parisiens ou lyonnais il y a vingt ans. La clé est de visiter, de sentir l’atmosphère et de se projeter.
- Atouts majeurs du Sanitas : Proximité immédiate de la gare et du centre-ville, prix immobiliers très attractifs, potentiel de valorisation à long terme grâce à la rénovation urbaine.
- Points de vigilance : Hétérogénéité de la sécurité selon les rues, réputation encore tenace, nécessité de se projeter au-delà de l’existant.
- Pour qui ? Jeunes actifs, artistes, investisseurs, et tous ceux qui privilégient l’espace et la proximité à un environnement standardisé.
| Indicateur Clé (Secteur Sanitas) | Situation Avant Rénovation (approx.) | Situation Actuelle (Données 2023-2024) |
|---|---|---|
| Nombre de squats recensés | Environ 140 | Une dizaine |
| Présence de la vidéosurveillance | Limitée | Intégrée au réseau des 174 caméras de la ville |
| Dynamique immobilière | Stagnante, très faible | En lente revalorisation, intérêt croissant |
| Qualité des espaces publics | Vieillissante | En cours de requalification (espaces verts, aires de jeux) |

Les Fontaines et Maryse-Bastié : analyse d’un quartier en quête de second souffle
Si le Sanitas est connu pour sa proximité avec le centre, le quartier des Fontaines, situé plus au sud, présente un tout autre visage. C’est l’archétype du grand ensemble des années 60-70, avec une architecture très marquée par son époque : de longues barres d’immeubles, de vastes espaces verts parfois sous-utilisés et une conception urbaine qui a parfois mal vieilli.
C’est l’un des quartiers populaires de Tours qui est souvent pointé du doigt pour des problèmes de vandalisme et de petits délits. Il est vrai que le sentiment d’insécurité peut y être plus prégnant, notamment le soir. L’uniformité architecturale et l’immensité de certains espaces peuvent créer des zones où l’on se sent moins à l’aise.
Cependant, réduire Les Fontaines à cette seule dimension serait réducteur. Pour avoir arpenté le quartier dans le cadre de projets potentiels, j’y ai aussi découvert une vie associative et communautaire très riche. Des initiatives locales se battent pour renforcer la cohésion sociale, organiser des événements et améliorer le quotidien des habitants. Ce sont ces énergies qui constituent le véritable cœur du quartier et qui luttent contre les clichés.
La ville ne laisse pas le secteur à l’abandon ; des projets de requalification sont également à l’étude ou en cours, même s’ils sont peut-être moins médiatisés que ceux du Sanitas. L’enjeu ici est de « recoudre » le quartier à la ville, d’améliorer les liaisons et de diversifier les fonctions pour ne pas le cantonner à un rôle purement résidentiel.
Le quartier voisin de Maryse-Bastié est souvent associé aux Fontaines dans la perception collective. Partageant une partie de ces dynamiques, il cherche lui aussi sa voie vers un renouveau. La prudence est de mise, c’est un fait, mais il est important de ne pas tomber dans la caricature. La majorité des habitants y vivent paisiblement et aspirent, comme tout le monde, à la tranquillité.
Le défi, pour les urbanistes et la municipalité, est de transformer la structure même du quartier pour y favoriser des usages plus mixtes et une surveillance sociale naturelle, ce que l’architecte et sociologue Jane Jacobs appelait « les yeux sur la rue ».
Conseils pratiques pour aborder ces quartiers
Si vos recherches de logement vous amènent à considérer ces secteurs, notamment pour des raisons budgétaires, mon conseil est d’adopter une démarche très pragmatique. Ne vous fiez ni aux « on-dit » alarmistes, ni à une vision trop optimiste. Allez sur place à différents moments de la journée et de la semaine. Garez-vous et marchez. Entrez dans une boulangerie, discutez avec les commerçants. Observez l’état des parties communes des immeubles, la propreté des abords. C’est une démarche que nous avons appliquée avec ma femme, Sarah, lorsque nous cherchions notre maison il y a quelques années : le « ressenti terrain » est irremplaçable.
Il est aussi judicieux de se renseigner sur les projets de rénovation à venir. Un investissement aujourd’hui dans une rue qui sera entièrement réaménagée dans trois ans peut s’avérer une excellente opération. À l’inverse, acheter à côté d’une barre d’immeuble vouée à la démolition peut signifier des années de travaux et de nuisances. L’information est la clé. La mairie de Tours et les associations de quartier sont des sources précieuses pour comprendre les dynamiques à l’œuvre.
- Phase 1 : La reconnaissance. Visitez le quartier le matin, l’après-midi et en début de soirée. L’ambiance peut changer radicalement.
- Phase 2 : L’enquête. Parlez aux habitants, aux commerçants. Consultez les actualités locales concernant les projets urbains.
- Phase 3 : L’analyse du bâti. Portez une attention particulière à l’immeuble lui-même : l’entretien, le voisinage, la sécurité de l’accès.
| Critère d’Évaluation | Quartier des Fontaines | Quartier Prébendes (Référence) |
|---|---|---|
| Type d’habitat dominant | Grands ensembles collectifs (années 70) | Hôtels particuliers, maisons bourgeoises, petits immeubles |
| Prix moyen au m² (indicatif) | ~ 1500 € | ~ 3300 € |
| Ambiance générale | Populaire, vie de quartier intense mais hétérogène | Résidentielle, calme, familiale |
| Proximité des services | Commerces de proximité, centres sociaux | Commerces de bouche haut de gamme, écoles réputées |
La Rabière à Joué-lès-Tours : comprendre la dynamique d’une zone en renouvellement
Bien que n’étant pas administrativement à Tours, le quartier de La Rabière à Joué-lès-Tours est indissociable de l’agglomération et figure régulièrement sur la liste des zones à éviter de Tours dans l’esprit collectif. Son histoire est similaire à celle de nombreux quartiers construits dans les années 60 pour répondre à un besoin massif de logements. Pendant longtemps, il a souffert d’un certain enclavement et d’une concentration de difficultés économiques et sociales, ce qui a forgé sa réputation. Pour beaucoup de Tourangeaux, La Rabière est un quartier « chaud », un lieu où l’on ne se rend pas sans raison.
Pourtant, ici aussi, la situation est en pleine évolution. Le quartier fait l’objet d’un projet de renouvellement urbain majeur, peut-être l’un des plus ambitieux de l’agglomération. L’objectif est double : d’une part, améliorer radicalement le cadre de vie des habitants actuels par la réhabilitation des logements et la refonte des espaces publics ; d’autre part, attirer de nouveaux habitants en diversifiant l’offre immobilière pour favoriser la mixité sociale.
L’arrivée du tramway a été une première étape fondamentale, désenclavant le quartier et le reliant directement au cœur de Tours. C’est un changement structurel qui modifie en profondeur la perception et l’usage du territoire. Je le vois dans mon métier : un bien desservi par une ligne de transport en commun efficace voit sa valeur et son attractivité augmenter mécaniquement.
Le projet ne se contente pas de détruire et de reconstruire. Il vise à repenser l’ensemble du quartier : créer une nouvelle centralité avec des commerces et des services, aménager des parcs et des lieux de promenade, moderniser les équipements publics comme les écoles et les gymnases. C’est une vision à long terme qui prendra encore des années à se concrétiser pleinement, mais les premières réalisations sont là. Quand je discute avec des artisans qui travaillent sur ces chantiers, ils me décrivent un quartier en pleine effervescence, où le changement est palpable.
L’impact du renouvellement sur le marché immobilier et la vie quotidienne
Forcément, cette transformation a un impact sur l’immobilier. Les prix restent très bas comparés au reste de l’agglomération, ce qui peut représenter une opportunité pour des acheteurs disposant d’un petit budget. Cependant, il faut être conscient que l’on achète dans un quartier en transition, avec les avantages et les inconvénients que cela comporte. Le potentiel de plus-value est réel, mais il faut accepter de vivre dans un environnement qui sera en travaux pendant un certain temps et où la réputation mettra du temps à évoluer. C’est un pari sur l’avenir, un peu comme pour le Sanitas, mais avec une dimension géographique différente, plus excentrée.
Pour une famille, la question des écoles et de l’environnement pour les enfants est centrale. Lorsque nous avons choisi notre maison, avec Léa et Jules encore petits, la qualité du cadre de vie immédiat était notre priorité numéro un. À La Rabière, les efforts sont faits pour moderniser les infrastructures scolaires et créer des espaces de jeux sécurisés. Il est donc important de ne pas se fier uniquement à la réputation globale du quartier, mais d’aller voir précisément l’environnement de l’école, du parc, des commerces de proximité. La réalité peut être très différente d’un ensemble d’immeubles à l’autre. La cohésion sociale, portée par un tissu associatif souvent très dynamique, est également un facteur à prendre en compte.
- Forces du quartier : Accessibilité via le tramway, prix immobiliers très bas, programme de rénovation ambitieux, fort potentiel de valorisation.
- Faiblesses actuelles : Réputation négative persistante, quartier encore en chantier, sentiment d’insécurité qui peut subsister dans certaines zones.
- Vision à long terme : La Rabière a le potentiel de devenir un éco-quartier moderne et bien desservi, offrant une qualité de vie renouvelée.
| Action du Projet de Renouvellement Urbain | Objectif Principal | Bénéfice Attendu pour les Habitants |
|---|---|---|
| Arrivée du Tramway | Désenclaver le quartier | Accès rapide au centre de Tours, aux emplois, aux universités. |
| Diversification de l’habitat | Favoriser la mixité sociale | Attirer de nouveaux profils d’habitants, réduire la ghettoïsation. |
| Réhabilitation du parc social | Améliorer le confort et la performance énergétique | Baisse des charges, meilleur confort de vie. |
| Création d’une nouvelle centralité | Redynamiser le commerce et les services | Plus de commerces, un cœur de quartier plus vivant et attractif. |

Sécurité à Tours : les chiffres, les actions et la perception
Aborder la question des quartiers à éviter sans parler de la sécurité à Tours de manière globale serait une erreur. La perception est une chose, mais les données objectives en sont une autre. En tant que chef d’entreprise et père de famille, j’ai besoin de faits pour me forger une opinion. Et les chiffres récents sont plutôt encourageants. La municipalité a clairement fait de la sécurité une de ses priorités, avec un budget conséquent de 7 millions d’euros alloué pour 2024. Cet investissement n’est pas juste un chiffre sur un papier, il se traduit par des actions concrètes sur le terrain.
L’évolution des statistiques de la délinquance à Tours montre une tendance à la baisse significative. Sur les huit premiers mois de 2023, la ville a enregistré une diminution de 22% des atteintes aux biens. C’est considérable. Plus spécifiquement, les vols avec violence ont chuté de 40% et les vols sans violence de 25%. Ces chiffres ne signifient pas que les problèmes ont disparu, mais ils témoignent d’une efficacité des stratégies mises en place.
La politique de vidéosurveillance, avec un parc de 174 caméras, joue un rôle dissuasif et aide à l’élucidation des faits. Pour moi, qui travaille sur des projets dans toute la ville, cette amélioration du climat général est perceptible. L’ambiance dans certains secteurs du centre-ville, le soir, est plus sereine qu’elle ne l’était il y a quelques années.
Une autre action ciblée et très pertinente est le renforcement de la sécurité dans les transports en commun. La décision d’affecter 10 policiers supplémentaires à cette mission est un signal fort. Les transports sont le lien qui unit les différents quartiers de la ville. Assurer leur sécurité, c’est garantir que l’on peut se déplacer sereinement du Sanitas aux Prébendes, ou de La Rabière au centre historique. Cela contribue à décloisonner les esprits et les territoires. Pour mes enfants qui commenceront bientôt à se déplacer seuls, c’est un point qui me rassure particulièrement.
Comment ces mesures impactent-elles le choix d’un quartier ?
Ces données globales doivent bien sûr être mises en perspective avec la réalité de chaque quartier. La répartition des actes de délinquance reste inégale. Les secteurs du Sanitas et des Fontaines concentrent encore une part plus importante des incidents que des quartiers comme les Prébendes ou Velpeau. Cependant, la tendance à la baisse est générale. Cela signifie que même dans les quartiers réputés difficiles, la situation s’améliore. Cela renforce l’idée qu’un pari sur l’avenir dans ces secteurs en transformation est de moins en moins risqué.
L’approche de la ville ne se limite pas à la répression. Elle associe la prévention, avec le soutien aux associations locales, et la rénovation urbaine. C’est cette vision globale qui est, à mon sens, la plus pertinente. Un quartier sécurisé n’est pas seulement un quartier avec beaucoup de policiers ; c’est un quartier bien éclairé, avec des espaces publics agréables, des commerces, de la vie. C’est un lieu où les gens se sentent bien et se l’approprient. En tant qu’architecte d’intérieur, je suis convaincu que la qualité de l’environnement bâti a un impact direct sur les comportements et le sentiment de sécurité. Rénover un hall d’immeuble, créer un jardin partagé, améliorer l’éclairage public… toutes ces actions participent à la tranquillité publique.
- Budget sécurité 2024 : 7 millions d’euros.
- Vidéosurveillance : 174 caméras actives.
- Baisse des vols avec violence : -40% (données 2023).
- Baisse des atteintes aux biens : -22% (données 2023).
- Renforts : 10 policiers dédiés aux transports en commun.
| Type d’Action Municipale | Exemple Concret | Impact sur la Sécurité |
|---|---|---|
| Dissuasion et Surveillance | Augmentation du nombre de caméras de vidéosurveillance | Effet dissuasif, aide à l’élucidation des délits. |
| Présence Humaine | Patrouilles renforcées, policiers dans les transports | Augmentation du sentiment de sécurité, intervention rapide. |
| Action Sociale et Prévention | Soutien aux associations de quartier (sport, culture) | Renforcement du lien social, occupation positive des jeunes. |
| Aménagement Urbain | Rénovation de l’éclairage public, réhabilitation des logements | Amélioration du cadre de vie, réduction des zones d’ombre. |
Où loger à Tours ? Mon analyse des quartiers alternatifs et leur potentiel
Maintenant que nous avons exploré les quartiers qui font l’objet de questionnements, il est tout aussi important de se demander : mais alors, où loger à Tours pour trouver la tranquillité et une excellente qualité de vie ? La ville regorge de secteurs très agréables, chacun avec une identité propre. Mon métier m’amène à travailler dans tous ces environnements, et je peux vous partager mon analyse sur les meilleures alternatives, en fonction de votre profil et de vos aspirations.
Pour les familles et les amateurs de belles architectures, le quartier des Prébendes est souvent considéré comme le nec plus ultra. Avec son magnifique jardin public, ses hôtels particuliers et ses belles maisons bourgeoises, il offre un cadre de vie exceptionnel. C’est un quartier calme, verdoyant, avec d’excellentes écoles. Forcément, cette qualité a un prix : c’est le secteur le plus cher de Tours, avec un mètre carré qui peut atteindre 3300€. Juste à côté, les quartiers Febvotte et Velpeau offrent une ambiance un peu plus « village », avec des maisons de ville charmantes, des marchés animés (le marché Velpeau est une institution !) et une vie de quartier très conviviale. Les prix y sont légèrement plus accessibles que dans l’hypercentre ou aux Prébendes, et c’est un excellent compromis.
Pour un profil plus jeune ou pour ceux qui cherchent la modernité, le quartier des Deux-Lions est une option très intéressante. Situé au sud de la ville, de l’autre côté du Cher, il a été entièrement construit au cours des dernières décennies. On y trouve des appartements récents, des infrastructures modernes (cinéma, commerces), et la proximité des universités et des grands axes routiers. C’est un choix très pragmatique pour une famille qui cherche le confort et la facilité au quotidien. L’ambiance y est radicalement différente du centre historique, plus fonctionnelle, mais très sécurisante. Lorsque j’ai conseillé un couple de médecins qui s’installait à Tours, c’est le quartier qu’ils ont choisi pour sa proximité avec l’hôpital Trousseau et ses logements clé en main.
L’impact de la sécurité sur le marché immobilier tourangeau
Il est indéniable que la réputation d’un quartier, justifiée ou non, a un impact direct sur les prix de l’immobilier. La carte des prix au mètre carré à Tours épouse assez fidèlement celle de la tranquillité perçue. L’hypercentre (autour de la Place Plumereau, de la Cathédrale) se situe autour de 2400-2500€/m², tandis que des quartiers en pleine gentrification comme Fuye-Velpeau ou Blanqui-Mirabeau se stabilisent autour de 2000€/m². À l’inverse, les secteurs sud, où se trouvent Les Fontaines et une partie des logements sociaux, affichent des prix plus bas, autour de 1500€/m².
Cette corrélation est une réalité de marché. Cependant, l’amélioration globale de la sécurité dans la ville, avec la baisse de la délinquance, commence à rebattre les cartes. Les investissements dans la rénovation urbaine dans des quartiers comme le Sanitas ou La Rabière vont, à terme, faire remonter leur cote. Acheter aujourd’hui dans un quartier comme Fuye-Velpeau, c’est investir dans une valeur sûre qui a déjà bien grimpé. Acheter au Sanitas, c’est faire un pari plus audacieux sur une revalorisation future. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, tout dépend de votre aversion au risque, de votre budget et de votre projet de vie. Mon conseil est de toujours croiser les données chiffrées avec votre propre ressenti sur le terrain.
- Les Prébendes : Le choix de l’élégance et de la tranquillité familiale. Idéal si le budget le permet.
- Velpeau / Febvotte : L’esprit village en ville, convivial et animé. Excellent compromis.
- Les Deux-Lions : Le choix du moderne et du fonctionnel. Parfait pour les familles actives et les jeunes couples.
- Centre-ville / Cathédrale : Pour les amoureux du patrimoine et de la vie urbaine trépidante.
| Quartier Recommandé | Ambiance Principale | Prix Indicatif au m² | Profil Idéal |
|---|---|---|---|
| Prébendes | Bourgeois, calme, verdoyant | ~ 3300 € | Familles aisées, professions libérales |
| Velpeau | Village, commerçant, convivial | ~ 2700 – 3000 € | Couples, jeunes familles, retraités actifs |
| Deux-Lions | Moderne, fonctionnel, étudiant | ~ 2500 € | Étudiants, jeunes actifs, familles cherchant le confort moderne |
| Centre Historique | Animé, touristique, patrimonial | ~ 2400 – 2600 € | Amoureux de la vieille pierre, investisseurs locatifs (saisonnier) |
Qu’en est-il de la sécurité dans les quartiers de Tours-Nord comme le quartier Europe ?
Tours-Nord est un secteur très vaste et hétérogène. Le quartier Europe, en particulier, a connu des problématiques similaires à d’autres grands ensembles. Il bénéficie lui aussi d’un programme de rénovation urbaine visant à améliorer le cadre de vie, moderniser les équipements et favoriser la mixité. Comme pour les autres quartiers en transformation, la situation s’améliore progressivement, mais il convient de rester vigilant et de bien se renseigner localement avant de s’y installer. Les zones pavillonnaires de Tours-Nord, en revanche, sont généralement très calmes et résidentielles.
Le centre-ville de Tours est-il sûr la nuit, notamment autour de la Place Plumereau ?
Le centre-ville de Tours, et particulièrement le quartier historique autour de la Place Plumereau, est très animé le soir en raison de ses nombreux bars et restaurants. C’est un secteur très fréquenté et donc globalement sécurisé par la présence constante de monde et de patrouilles de police. Cependant, comme dans tous les centres-villes festifs, des nuisances sonores et des incidents liés à l’alcoolisation peuvent survenir. Il est conseillé de rester sur les axes principaux bien éclairés tard dans la nuit et de faire preuve de bon sens.
L’importante population étudiante de Tours a-t-elle un impact sur la sécurité de certains quartiers ?
Tours est une grande ville universitaire, et la présence étudiante est très marquée dans certains quartiers comme les Tanneurs, le Sanitas (pour sa proximité avec la fac des Tanneurs et ses loyers modérés) ou les Deux-Lions. L’impact est plutôt positif : cela crée de l’animation et de la vie. Les problèmes de sécurité spécifiquement liés aux étudiants sont rares et se limitent le plus souvent à des nuisances sonores lors de soirées. Pour un propriétaire-bailleur, la demande locative étudiante est un atout économique majeur.
Existe-t-il des aides ou des dispositifs pour acheter ou rénover dans les quartiers en renouvellement urbain ?
Oui, absolument. Si vous achetez un logement neuf dans un quartier classé en Zone ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) comme le Sanitas ou La Rabière, vous pouvez bénéficier d’un taux de TVA réduit à 5,5% au lieu de 20%, sous conditions de ressources et s’il s’agit de votre résidence principale. Pour la rénovation, des aides de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) ou des dispositifs comme MaPrimeRénov’ peuvent être mobilisés, souvent avec des bonifications si le logement est situé dans ces périmètres. Il est très judicieux de se renseigner auprès de l’ADIL ou de la métropole de Tours.
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À propos de Thomas
Architecte d’intérieur passionné et père de famille créatif, je transforme depuis plus de 10 ans les intérieurs en véritables œuvres d’art. Entre mes projets clients haut de gamme et l’aménagement de ma propre maison lyonnaise, je partage sur Art Pluriel mes meilleures astuces pour créer une déco authentique et accessible. Quand je ne dessine pas de nouvelles créations, vous me trouverez dans mon jardin à imaginer des aménagements paysagers ou à bricoler avec mes enfants Léa et Jules.
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