Identifier des crottes de loir est la première étape indispensable pour confirmer la présence de ce petit rongeur nocturne dans votre maison. Ces excréments, souvent découverts dans les greniers, les combles ou derrière les cloisons, sont un indice précieux qu’il ne faut pas ignorer. Leur apparence est spécifique : de forme cylindrique et allongée, mesurant entre 4 et 6 millimètres, elles ressemblent à des grains de riz noirs ou brun foncé. Leurs extrémités sont généralement pointues, ce qui les distingue des déjections d’autres nuisibles plus communs. Contrairement aux crottes de souris, elles sont plus grosses et souvent regroupées en petits tas, marquant les lieux de passage ou de nidification de l’animal. Savoir les reconnaître permet d’agir rapidement pour protéger votre isolation, vos câbles électriques et votre tranquillité, tout en respectant la législation qui protège cette espèce.
| Aspect | Description détaillée des crottes de loir |
|---|---|
| Taille et Forme | Environ 4 à 6 mm de long, cylindriques, légèrement incurvées avec des extrémités pointues. |
| Couleur et Texture | Brun foncé à noir. Lisses et dures au toucher une fois sèches, parfois granuleuses. |
| Localisation typique | Combles, greniers, faux plafonds, derrière les meubles, près des poutres et des isolants. |
| Signes d’une infestation | Bruits nocturnes (grattements, courses), odeur d’urine, objets rongés, nids. |
| Actions recommandées | Nettoyer et désinfecter la zone, identifier et boucher les points d’entrée, utiliser des répulsifs naturels. |
Identifier avec certitude les crottes de loir : un guide visuel détaillé
La reconnaissance précise des excréments est fondamentale pour poser le bon diagnostic. Une erreur d’identification pourrait vous conduire à utiliser des méthodes inadaptées, voire illégales, pour une espèce protégée comme le loir. Les déjections du loir possèdent des caractéristiques qui leur sont propres et qui, une fois connues, permettent de les distinguer assez facilement. Tout d’abord, la taille est un critère majeur.
Avec une longueur oscillant entre 4 et 6 millimètres, elles se situent entre celles de la souris, plus petites et fines, et celles du rat, beaucoup plus imposantes. Imaginez un grain de riz un peu épais, de couleur très sombre ; vous avez là une bonne représentation visuelle. La forme est également très parlante. Les crottes de loir sont cylindriques, souvent légèrement arquées, et leurs deux extrémités se terminent en pointe. C’est une signature qui les différencie des crottes de rat noir, qui sont plus en forme de banane, ou de celles du surmulot, qui ont des bouts arrondis.
La couleur et la texture apportent des indices supplémentaires. Fraîches, les déjections sont noires, légèrement brillantes et un peu molles. En séchant, elles durcissent et prennent une teinte brun foncé, devenant plus mates. Si vous en trouvez qui s’effritent facilement en poussière, cela indique un passage ancien. La texture peut aussi révéler le régime alimentaire de l’animal. Si le loir a consommé des insectes, ses crottes peuvent avoir un aspect légèrement granuleux, contenant des fragments de carapaces. S’il s’est nourri de fruits ou de graines, elles seront plus lisses.
Un aspect intéressant est leur regroupement. Le loir a tendance à faire ses besoins dans des zones dédiées, formant de petits amas. Vous ne trouverez que rarement des crottes isolées et dispersées, comme c’est le cas pour les souris. Ces « latrines » se situent souvent le long de ses chemins de passage, sur les poutres, dans les coins du grenier ou près de son nid. Cette habitude de concentration des déjections est un indice comportemental très fort.
Pour un architecte d’intérieur qui passe son temps à optimiser et à embellir les espaces, y compris les combles aménagés, la découverte de ces traces est un signal d’alarme. Lors de la rénovation d’une vieille ferme pour un client, nous avons découvert une quantité impressionnante de ces petites crottes sur l’ancienne isolation en laine de verre. L’identification a été immédiate et nous a permis de comprendre l’origine des bruits nocturnes que le propriétaire entendait depuis des mois.
Il est donc utile de se familiariser avec ces détails pour ne pas paniquer inutilement ou, à l’inverse, sous-estimer le problème. Une inspection minutieuse avec une bonne lampe de poche est la première étape. Prenez le temps d’observer attentivement, car c’est cette première analyse qui orientera toutes vos actions futures. N’hésitez pas à prendre une photo pour la comparer avec des guides en ligne si un doute subsiste. Cette rigueur dans l’observation est la clé pour une gestion efficace et sereine de la situation.
| Rongeur | Taille moyenne des crottes | Forme caractéristique | Lieux de découverte fréquents |
|---|---|---|---|
| Loir (Glis glis) | 4 – 6 mm | Cylindrique, bouts pointus, souvent groupées | Greniers, combles, sur les poutres |
| Souris (Mus musculus) | 3 – 6 mm | Fine, bouts pointus, très dispersées | Derrière les meubles, dans les cuisines, le long des murs |
| Rat noir (Rattus rattus) | 10 – 15 mm | En forme de banane, bouts pointus | Parties hautes des bâtiments, greniers |
| Rat brun (Rattus norvegicus) | 15 – 20 mm | En forme d’olive, bouts arrondis | Caves, égouts, rez-de-chaussée |
Finalement, pour être absolument certain, il faut croiser les informations. La présence de crottes correspondant à la description du loir, combinée à d’autres indices, confirmera le diagnostic. Voici une liste des éléments à vérifier en parallèle :
- Les bruits : Écoutez attentivement la nuit. Les loirs sont connus pour leurs courses rapides dans les faux plafonds et leurs petits cris ou sifflements.
- Les traces de passage : Cherchez de petites traces de pattes dans la poussière sur les poutres ou les planchers.
- Les dégâts matériels : Inspectez les matériaux d’isolation, les câbles électriques et les boiseries pour des signes de rongement.
- Les restes de nourriture : Les loirs adorent les fruits et les noix. Des coquilles vides ou des fruits à moitié mangés dans le grenier sont un excellent indice.

Où chercher les crottes de loir ? Les zones à inspecter en priorité
Une fois que vous savez à quoi ressemblent les crottes de loir, la question suivante est de savoir où les chercher. Le loir est un animal discret et principalement nocturne, qui choisit avec soin les endroits où il s’installe. Il privilégie les lieux calmes, sombres et en hauteur, loin de l’agitation humaine et des prédateurs. C’est pourquoi les combles et les greniers sont ses territoires de prédilection. C’est là que l’enquête doit commencer.
Armez-vous d’une bonne lampe torche et inspectez minutieusement les moindres recoins. Portez une attention particulière aux zones situées le long des murs, dans les angles et sur les poutres maîtresses. Les loirs utilisent souvent ces structures comme des autoroutes pour se déplacer. Vous y trouverez probablement des amas de déjections, signe d’un passage régulier. L’isolation est aussi un point chaud. Ils adorent y creuser des galeries pour nicher au chaud, laissant derrière eux des crottes et de l’urine qui dégradent et souillent la laine de verre ou de roche.
Les faux plafonds et les espaces entre les cloisons sont également des refuges très appréciés. Si vous entendez des grattements ou des courses juste au-dessus de votre tête la nuit, il y a de fortes chances qu’un ou plusieurs loirs aient élu domicile dans cet entre-deux. L’accès à ces zones est souvent plus complexe, mais il est important d’essayer d’y jeter un œil, par exemple via une trappe d’accès ou en démontant un spot encastré.
Les déjections peuvent s’accumuler sur les plaques de plâtre, créant à terme des auréoles et des odeurs désagréables. Dans ma propre maison, une bâtisse des années 70, j’ai eu la surprise de découvrir des crottes dans le coffrage en bois d’un vieux volet roulant, un endroit que je n’aurais jamais pensé à inspecter. Cela m’a appris qu’il faut penser « comme un rongeur » : tout interstice de plus d’un centimètre est une porte d’entrée potentielle.
Mais l’habitat du loir ne se limite pas à la structure principale de la maison. Il faut étendre vos recherches aux dépendances et à l’extérieur. Un abri de jardin, un garage ou une grange non utilisée peuvent parfaitement lui convenir. Cherchez des crottes sur les étagères, derrière les tas de bois ou dans de vieilles boîtes entreposées. À l’extérieur, le loir, excellent grimpeur, peut laisser des traces près des points d’accès à la toiture. Inspectez les gouttières, les rebords de fenêtres des étages supérieurs et les zones où des branches d’arbres touchent le toit.
Une tuile déplacée, un trou dans un bardage en bois ou une grille de ventilation endommagée sont des invitations à entrer. Les crottes trouvées à proximité de ces points faibles confirment la voie d’accès utilisée par l’animal. Cette inspection complète est essentielle non seulement pour confirmer la présence du loir, mais surtout pour préparer l’étape suivante : le colmatage des entrées pour une solution durable. Des enseignes comme Castorama ou ManoMano proposent tout le matériel nécessaire, des grilles anti-nuisibles aux mastics de rebouchage.
| Zone d’inspection | Indices spécifiques à rechercher | Niveau de priorité |
|---|---|---|
| Combles et Greniers | Amas de crottes sur les poutres, isolation creusée, odeur musquée. | Élevé |
| Faux Plafonds et Murs | Bruits de course nocturnes, crottes près des trappes d’accès. | Élevé |
| Garage et Dépendances | Excréments sur les étagères, dans les matériaux stockés. | Moyen |
| Extérieur (Toiture, Murs) | Crottes près des gouttières, tuiles déplacées, trous dans le bardage. | Moyen |
| Cave et Vide Sanitaire | Moins fréquent pour le loir, mais à vérifier en cas de doute. | Faible |
Pour systématiser votre recherche, voici une liste des points de contrôle à effectuer dans chaque zone :
- Vérification des isolants : Soulevez délicatement les bords de l’isolant pour voir ce qui se cache dessous.
- Examen des poutres et solives : Passez une main gantée (pour la protection) sur les surfaces pour détecter les petites crottes.
- Inspection des câbles et gaines : Cherchez des marques de dents ou des déjections le long des circuits électriques.
- Contrôle des points de stockage : Vérifiez l’intérieur des cartons, des vieux meubles ou de tout objet entreposé depuis longtemps.
- Analyse des points d’entrée potentiels : Regardez attentivement autour des cheminées, des sorties de VMC et des passages de tuyaux.
Risques sanitaires et matériels : pourquoi il ne faut pas ignorer ces déjections
Découvrir des crottes de loir n’est pas seulement un désagrément esthétique ou une source de mauvaises odeurs. Leur présence signale des risques bien réels, tant pour la santé des occupants de la maison que pour l’intégrité du bâtiment lui-même. Sur le plan sanitaire, bien que le loir soit moins porteur de maladies que le rat, ses excréments et son urine ne sont pas stériles. Ils peuvent contenir des bactéries, comme la salmonelle, ou être à l’origine de la leptospirose, une maladie bactérienne grave transmissible à l’homme par contact avec des urines contaminées.
Le risque est certes faible, mais il augmente dans les zones où les déjections sont nombreuses et anciennes. En séchant, les crottes se décomposent en poussières fines qui peuvent être inhalées lors d’un nettoyage ou d’une simple visite au grenier. Ces particules peuvent provoquer des réactions allergiques et des troubles respiratoires, surtout chez les personnes sensibles, les enfants ou les asthmatiques. C’est un aspect que je prends très au sérieux dans mes projets de rénovation, en recommandant systématiquement une décontamination professionnelle des combles avant de commencer les travaux d’aménagement.
Au-delà des bactéries, les loirs peuvent être porteurs de parasites externes comme des puces, des tiques ou des acariens. Ces parasites peuvent ensuite infester la maison et s’attaquer aux animaux domestiques, voire aux humains. La simple présence des déjections contamine les surfaces et les matériaux, notamment l’isolation, qui devient un véritable bouillon de culture. Si des denrées alimentaires sont stockées dans les zones infestées (un cellier, un garde-manger attenant à un garage), le risque de contamination devient direct et préoccupant.
Il est donc impératif de prendre des précautions lors du nettoyage. Le port de gants, d’un masque FFP2 et de lunettes de protection est indispensable. Il ne faut jamais balayer ou aspirer les crottes à sec, au risque de disperser les agents pathogènes dans l’air. La méthode correcte consiste à humidifier la zone avec un désinfectant ou une solution d’eau de Javel, à ramasser les excréments avec du papier absorbant, puis à nettoyer et désinfecter la surface en profondeur.
Les risques matériels sont souvent plus visibles et tout aussi alarmants. Le loir est un rongeur, et ses dents poussent en continu. Pour les user, il a besoin de ronger en permanence. Ses cibles favorites ? Les câbles électriques, les gaines, les tuyaux en PVC et les structures en bois. Un câble électrique dénudé dans un grenier rempli de matériaux inflammables représente un risque d’incendie extrêmement élevé. Chaque année, de nombreux départs de feu dans les habitations sont attribués à des courts-circuits provoqués par des rongeurs.
L’isolation est une autre victime de choix. Les loirs la déchiquettent pour construire leur nid, créant des galeries qui anéantissent son pouvoir isolant. Cela se traduit par des ponts thermiques, une augmentation de la facture de chauffage et une dégradation du confort de vie. L’urine et les excréments s’accumulent, tassent l’isolant et dégagent une odeur persistante et nauséabonde qui peut finir par traverser les plafonds. Ignorer la présence de loirs, c’est donc accepter une dégradation lente mais certaine de son patrimoine immobilier et prendre des risques inutiles pour sa sécurité.
| Type de risque | Description du danger | Exemples concrets |
|---|---|---|
| Sanitaire (Direct) | Transmission de bactéries et maladies (salmonellose, leptospirose). | Contact avec des surfaces souillées, inhalation de poussières contaminées. |
| Sanitaire (Indirect) | Porteur de parasites (puces, tiques) pouvant infester l’habitat. | Infestation des animaux domestiques, piqûres sur les humains. |
| Matériel (Électrique) | Rongement des câbles électriques et des gaines. | Risque de court-circuit, panne d’appareils, départ d’incendie. |
| Matériel (Isolation) | Dégradation et souillure des matériaux isolants (laine de verre, etc.). | Perte d’efficacité énergétique, ponts thermiques, odeurs d’urine. |
| Matériel (Structure) | Rongement des boiseries, des tuyaux en PVC, des cloisons. | Fuites d’eau, affaiblissement de petites structures, bruits constants. |
Pour se protéger efficacement, il est bon de suivre une procédure claire dès la découverte des crottes :
- Protéger les occupants : Interdire l’accès à la zone contaminée, en particulier aux enfants et aux animaux.
- S’équiper correctement : Utiliser des équipements de protection individuelle (gants, masque, lunettes) avant toute manipulation.
- Nettoyer sans disperser : Humidifier les déjections avec un spray désinfectant avant de les essuyer.
- Jeter les déchets en toute sécurité : Placer les résidus dans un sac poubelle double et le fermer hermétiquement avant de le jeter.
- Évaluer l’étendue des dégâts : Une fois la zone nettoyée, inspecter minutieusement les câbles, l’isolation et la structure pour identifier les réparations nécessaires.
Solutions naturelles et légales pour éloigner les loirs sans leur nuire
Une fois l’infestation confirmée et les zones nettoyées, l’objectif est d’empêcher les loirs de revenir. Il est fondamental de comprendre que le loir gris (Glis glis) et son cousin le lérot sont des espèces protégées par la Convention de Berne dans de nombreuses régions d’Europe. Cela signifie qu’il est strictement interdit de les tuer, de les empoisonner ou de détruire intentionnellement leurs nids.
L’utilisation de poisons raticides est donc illégale et dangereuse, car elle peut également affecter d’autres animaux sauvages, voire des animaux domestiques. La seule approche possible est la répulsion et la prévention. Heureusement, il existe de nombreuses méthodes douces, naturelles et efficaces pour les inciter à déménager sans leur causer de tort. La stratégie la plus durable consiste à rendre votre maison inhospitalière pour eux.
Cela commence par un colmatage méticuleux de tous les points d’entrée potentiels. Une inspection rigoureuse de la toiture, des murs et des fondations est nécessaire. Un trou de la taille d’une pièce de deux euros suffit à un loir pour se faufiler. Il faut donc boucher toutes les fissures, installer des grilles fines sur les aérations et s’assurer que les tuiles sont bien en place.
En parallèle du blocage physique des accès, on peut utiliser des répulsifs olfactifs. Les loirs ont un odorat très développé et sont particulièrement sensibles à certaines odeurs fortes. Les huiles essentielles sont vos meilleures alliées dans ce domaine. La menthe poivrée, l’eucalyptus, la citronnelle ou le laurier sont réputées pour leur efficacité. Imbibez des boules de coton ou des morceaux de tissu avec quelques gouttes d’huile essentielle et placez-les aux endroits stratégiques : près des points d’entrée identifiés, le long des poutres, ou dans les coins du grenier.
L’odeur doit être renouvelée toutes les semaines pour rester active. Des enseignes proposent une large gamme d’huiles essentielles pures et de diffuseurs adaptés. L’ail et le poivre de Cayenne sont également des répulsifs naturels que vous pouvez disposer sous forme de gousses ou de poudre dans des petites coupelles.
Une autre technologie non létale est celle des appareils à ultrasons. Ces boîtiers, que l’on trouve facilement en ligne, émettent des sons à haute fréquence inaudibles pour l’homme et la plupart des animaux domestiques, mais extrêmement dérangeants pour les rongeurs. Ils créent un environnement sonore hostile qui pousse les loirs à quitter les lieux.
Pour une efficacité maximale, il est conseillé de placer plusieurs appareils dans les combles afin de couvrir toute la surface et d’éviter les zones d’ombre acoustique créées par les murs ou les objets stockés. Il faut cependant noter que l’efficacité de ces dispositifs peut varier et que les animaux peuvent parfois s’y habituer avec le temps. C’est pourquoi il est préférable de combiner plusieurs méthodes : blocage des accès, répulsifs olfactifs et ultrasons.
Enfin, n’oubliez pas de supprimer toute source de nourriture accessible. Stockez les fruits, les graines et les aliments pour animaux dans des contenants hermétiques en verre ou en métal. Une maison propre et sans nourriture à disposition est beaucoup moins attrayante pour un rongeur en quête de provisions.
| Méthode de répulsion | Mode d’action | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Colmatage des accès | Empêche physiquement l’entrée des rongeurs. | Solution la plus durable et définitive. | Nécessite une inspection minutieuse et parfois des travaux. |
| Huiles Essentielles | Crée une barrière olfactive désagréable. | Naturel, non toxique, peu coûteux. | Doit être renouvelé régulièrement pour rester efficace. |
| Appareils à Ultrasons | Génère un environnement sonore hostile. | Facile à installer, sans danger pour les humains. | Efficacité variable, peut perdre de son effet sur le long terme. |
| Pièges non létaux | Capture l’animal vivant pour le relâcher. | Permet de retirer l’animal sans le blesser. | Nécessite de relâcher l’animal à plus de 5 km pour éviter son retour. |
Voici une liste de gestes préventifs à adopter pour protéger votre maison sur le long terme :
- Tailler les arbres et les plantes grimpantes : Assurez-vous qu’aucune branche ne touche la toiture ou les murs, car elles servent de ponts pour les loirs.
- Entretenir la toiture : Remplacez les tuiles cassées ou déplacées et vérifiez l’état des solins de cheminée.
- Protéger les aérations : Installez des grilles métalliques à mailles fines sur toutes les ouvertures de ventilation.
- Gérer les déchets : Utilisez des poubelles avec des couvercles bien ajustés et ne laissez pas de sacs-poubelle à l’extérieur pendant la nuit.
- Ranger les dépendances : Un garage ou un abri de jardin bien rangé offre moins de cachettes potentielles. Vous pouvez trouver des solutions de rangement chez La Ferme des Animaux pour le stockage des graines et de la nourriture pour animaux.

Infestation avérée : quand faut-il faire appel à un expert en dératisation ?
Malgré tous vos efforts de prévention et de répulsion, il arrive que la situation vous échappe. Une infestation peut être plus importante que prévu, ou les loirs peuvent se montrer particulièrement tenaces. Dans ce cas, il est sage de reconnaître ses limites et de faire appel à un professionnel. Mais comment savoir quand ce moment est arrivé ? Plusieurs signaux doivent vous alerter.
Si vous continuez à entendre des bruits nocturnes intenses et fréquents, si vous découvrez quotidiennement de nouvelles crottes fraîches malgré le nettoyage et la mise en place de répulsifs, ou si vous constatez des dégâts matériels importants comme des câbles rongés, il est temps d’agir plus radicalement. La persistance des signes d’activité est le principal indicateur qu’une simple approche de bricolage ne suffira pas. Un professionnel dispose de l’expertise, du matériel et de la connaissance de la législation pour régler le problème de manière efficace et durable.
Faire appel à un spécialiste de la gestion des nuisibles, c’est s’assurer d’un diagnostic précis. L’expert commencera par une inspection complète de votre propriété pour identifier avec certitude l’espèce en cause, évaluer l’ampleur de l’infestation, localiser les nids et repérer tous les points d’entrée, même les plus discrets. Cette phase d’analyse est capitale et conditionne la réussite de l’intervention.
Fort de ce diagnostic, il vous proposera un plan d’action sur mesure. Conformément à la loi, ce plan n’inclura pas de produits toxiques interdits pour les loirs, mais plutôt des stratégies de piégeage non létal et de répulsion à grande échelle. Les professionnels utilisent des pièges à capture vivante beaucoup plus performants que ceux vendus au grand public et savent exactement où les placer pour un maximum d’efficacité. Une fois les animaux capturés, ils se chargent de les relâcher dans un environnement adapté, loin de votre domicile, comme la réglementation l’exige.
L’intervention d’un expert ne se limite pas à la capture des individus présents. Son rôle le plus important est peut-être la phase de « proofing » ou de colmatage professionnel. Grâce à son expérience, il saura identifier et boucher durablement toutes les failles de votre bâtiment avec des matériaux résistants au rongement, comme le treillis métallique ou des mastics spécifiques.
C’est la garantie que le problème ne se représentera pas à l’avenir. Enfin, une entreprise sérieuse proposera un service de nettoyage et de désinfection des zones souillées. Ce nettoyage en profondeur est essentiel pour éliminer les risques sanitaires liés aux déjections et aux urines. Pour trouver un professionnel de confiance, vous pouvez consulter des annuaires spécialisés, demander des recommandations à votre entourage ou même regarder les annonces de services sur des plateformes comme Leboncoin.
Assurez-vous de choisir une entreprise certifiée, qui vous fournira un devis détaillé et transparent avant toute intervention. Le coût peut sembler important au premier abord, mais il s’agit d’un investissement pour votre tranquillité et la préservation de votre bien. Certains sites comme Insecticide.fr peuvent aussi vous orienter vers des professionnels ou vous fournir du matériel de qualité professionnelle si vous souhaitez intensifier vos propres efforts.
| Signe d’alerte | Ce que cela signifie | Action recommandée |
|---|---|---|
| Bruits nocturnes persistants et forts | L’infestation est active et probablement bien installée. | Contacter un professionnel pour une évaluation. |
| Découverte quotidienne de crottes fraîches | Les mesures de répulsion sont inefficaces ou insuffisantes. | Demander un diagnostic d’expert. |
| Dégâts visibles et croissants (câbles, isolation) | Le risque pour la sécurité et le bâtiment augmente. | Intervention professionnelle urgente. |
| Odeur forte et tenace d’urine | La zone est fortement contaminée, le nid est proche. | Nécessite une désinfection professionnelle. |
| Échec de toutes les tentatives de répulsion | Les rongeurs sont habitués ou les points d’entrée sont mal identifiés. | Faire appel à l’expertise d’un spécialiste. |
Avant de choisir votre prestataire, pensez à vérifier certains points essentiels :
- Les certifications : L’entreprise doit posséder les agréments nécessaires (comme le Certibiocide, même si les produits ne sont pas utilisés, c’est un gage de sérieux).
- L’assurance : Vérifiez que le professionnel est couvert par une assurance responsabilité civile professionnelle.
- Le devis : Exigez un devis écrit, détaillé et gratuit avant de vous engager.
- La méthodologie : Demandez des explications claires sur les méthodes qui seront utilisées, en vous assurant qu’elles sont conformes à la législation sur les espèces protégées.
- Les garanties : Renseignez-vous sur les garanties offertes en cas de retour des nuisibles après l’intervention.
Est-ce que les crottes de loir peuvent endommager la structure en bois de ma maison ?
Les crottes de loir elles-mêmes ne causent pas de dommages structurels directs au bois. Cependant, leur accumulation, mélangée à l’urine, peut créer une humidité constante qui, à long terme, favorise le développement de champignons et la pourriture du bois. Le principal danger pour la structure vient du rongement de l’animal, qui peut s’attaquer à de petites pièces de charpente, des solives ou des planchers, affaiblissant ainsi les éléments sur la durée.
Les répulsifs à ultrasons pour loirs sont-ils dangereux pour mes animaux de compagnie comme les chiens et les chats ?
La plupart des appareils à ultrasons du commerce sont conçus pour émettre des fréquences qui dérangent les rongeurs et certains insectes, mais qui sont généralement inaudibles et sans danger pour les chiens et les chats. Toutefois, les animaux de compagnie plus petits comme les hamsters, les cochons d’Inde ou les lapins peuvent être affectés, car leur ouïe est plus sensible à ces hautes fréquences. Il est recommandé de lire attentivement la notice du fabricant et, si possible, de choisir un appareil dont la plage de fréquences est spécifiquement ciblée sur les rongeurs.
Comment différencier un nid de loir d’un nid d’oiseau dans mes combles ?
Un nid de loir est généralement une structure sphérique ou en forme de coupe, construite avec une grande variété de matériaux souples. Le loir est un architecte méticuleux : il utilisera de la mousse, des feuilles, des herbes sèches, mais aussi des matériaux qu’il trouve dans la maison comme des morceaux de tissu, de la laine d’isolation déchiquetée ou du papier. Contrairement à un nid d’oiseau, qui est souvent plus grossier et ouvert sur le dessus, le nid de loir est plus clos et douillet. De plus, vous trouverez presque toujours des crottes de loir et des restes de nourriture (coquilles de noix, noyaux) à proximité immédiate du nid.
Quelle est la meilleure période de l’année pour agir contre les loirs ?
La meilleure période pour agir est à la fin de l’été ou au début de l’automne, juste avant que les loirs ne commencent leur hibernation. C’est à ce moment-là qu’ils sont les plus actifs pour chercher un abri et faire des réserves, et donc plus susceptibles d’être repérés et repoussés. Une fois les loirs partis pour hiberner (généralement d’octobre à avril), vous aurez tout l’hiver pour inspecter calmement votre maison et boucher tous les points d’entrée sans les déranger, ce qui empêchera leur retour au printemps suivant. Intervenir en plein hiver est moins efficace car ils sont inactifs.
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À propos de Thomas
Architecte d’intérieur passionné et père de famille créatif, je transforme depuis plus de 10 ans les intérieurs en véritables œuvres d’art. Entre mes projets clients haut de gamme et l’aménagement de ma propre maison lyonnaise, je partage sur Art Pluriel mes meilleures astuces pour créer une déco authentique et accessible. Quand je ne dessine pas de nouvelles créations, vous me trouverez dans mon jardin à imaginer des aménagements paysagers ou à bricoler avec mes enfants Léa et Jules.
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