découvrez comment reconnaître les crottes de chauve-souris, différencier leurs excréments de ceux d'autres animaux et apprendre des méthodes efficaces pour vous en débarrasser en toute sécurité.

Crottes de chauve souris : les reconnaitre et s’en débarrasser

Les crottes de chauve-souris, souvent appelées guano, se distinguent par leur aspect et leur composition uniques. Pour les identifier sans erreur, il suffit de connaître quelques caractéristiques clés. Elles sont de forme allongée, mesurent entre 8 et 10 millimètres, et présentent une couleur allant du noir au brun foncé. Leur particularité la plus notable est leur texture : elles sont extrêmement friables. Si vous exercez une légère pression dessus, elles se réduisent en poussière, révélant de minuscules fragments brillants qui sont en réalité des restes de carapaces d’insectes, leur principale source de nourriture. Cette friabilité est le critère le plus fiable pour les différencier des déjections de rongeurs, qui sont dures et compactes, ou de celles des oiseaux, qui sont plus liquides et souvent blanchâtres.

L’article en résumé

ÉlémentDescription
Identification VisuelleApprenez à reconnaître la forme, la texture et la couleur spécifiques des crottes de chauve-souris pour ne plus les confondre.
Lieux de DécouverteDécouvrez les endroits privilégiés où les chauves-souris élisent domicile, comme les greniers, combles et caves.
Risques SanitairesComprenez les dangers potentiels liés au guano, notamment l’histoplasmose, et comment vous protéger efficacement.
Protocole de NettoyageSuivez un guide détaillé pour nettoyer et désinfecter les zones contaminées en toute sécurité, avec les bons équipements.
Prévention et UtilisationExplorez les solutions pour empêcher le retour des chauves-souris et comment valoriser le guano comme un puissant engrais naturel.

Comment reconnaître les crottes de chauve-souris : astuces simples d’identification

L’identification précise des déjections est la première étape pour gérer la présence de chauves-souris. En tant qu’architecte d’intérieur, le détail est mon quotidien, et savoir distinguer une trace d’une autre est fondamental, que ce soit pour des matériaux ou pour des indices laissés par la faune. Lors de la rénovation de ma maison des années 70, j’ai découvert un petit tas de déjections dans un coin sombre du grenier.

Ma première pensée a été pour des souris, mais un examen plus attentif a révélé une toute autre histoire. Les excréments étaient secs, presque scintillants sous la lumière de ma lampe torche. En les touchant avec un outil, ils se sont désintégrés instantanément. C’était du guano de chauve-souris.

Cette expérience m’a appris l’importance du test d’effritement. C’est la méthode la plus simple et la plus efficace. Les crottes de loirs ou de rats sont dures, denses et ne se brisent pas facilement. Celles des chauves-souris, en revanche, sont composées presque exclusivement de chitine, la substance qui forme l’exosquelette des insectes. N’étant pas digérée, elle donne au guano cette texture poudreuse et légère.

Visuellement, les crottes sont cylindriques, parfois légèrement courbées, et mesurent généralement entre 3 et 8 millimètres. Leur surface est souvent granuleuse et parsemée de ces fameux points brillants qui captent la lumière. Cette brillance est un indice quasi infaillible. Pensez à une sorte de « poudre de paillettes » très fine intégrée à la déjection.

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Distinguer le guano des autres déjections courantes

Pour éviter toute confusion, il est utile de comparer le guano avec les excréments d’autres petits animaux qui pourraient fréquenter les mêmes espaces. Une identification erronée pourrait vous conduire à adopter des solutions inefficaces, voire inappropriées. Par exemple, traiter une infestation de rongeurs est très différent de gérer une colonie de chauves-souris, qui sont des espèces protégées. Un bon diagnostic est donc la clé.

Voici un comparatif simple pour vous aider à y voir plus clair. Lors de mes propres investigations, j’ai créé un petit tableau mental pour ne plus jamais me tromper, un outil que je partage volontiers.

Type de déjectionTextureFormeCouleurSigne distinctif
Chauve-souris (Guano)Très friable, poudreuseCylindrique, allongéeNoir à brun foncéFragments brillants d’insectes
SourisDure, compactePetite, en grain de rizNoirExtrémités pointues
RatDure, compactePlus grosse, en forme de bananeBrun foncé à noirExtrémités arrondies
OiseauPâteuse à liquideIrrégulièreVariable, souvent avec du blancPrésence d’urate (partie blanche)

Au-delà de l’aspect, l’emplacement des déjections est aussi un excellent indice. Les chauves-souris ont tendance à laisser leur guano s’accumuler directement sous leur perchoir. Vous trouverez donc des tas pyramidaux bien localisés, tandis que les rongeurs dispersent leurs crottes un peu partout sur leur passage. Si vous découvrez un monticule concentré sous une poutre ou près d’une fissure dans le mur, la probabilité qu’il s’agisse de chauves-souris est très élevée.

Il est aussi bon de noter qu’une accumulation importante de guano peut dégager une légère odeur de musc ou d’ammoniaque, un autre signe qui ne trompe pas. Pensez à toujours utiliser des gants et un masque pour ces inspections, même pour une simple vérification visuelle.

  • Le test de la pression : Utilisez un bâton ou un objet pour appuyer doucement sur une crotte. Si elle s’écrase en poussière, c’est du guano.
  • L’observation à la lumière : Orientez une source lumineuse sur les déjections. La présence de reflets scintillants confirme l’origine insectivore.
  • La localisation en tas : Recherchez des accumulations concentrées plutôt que des excréments dispersés.
  • L’odeur caractéristique : Une odeur musquée peut être perceptible en cas de colonie importante.

En combinant ces différentes méthodes d’observation, vous pourrez poser un diagnostic fiable. Cette étape est essentielle avant d’envisager toute action de nettoyage ou de gestion de la présence de ces mammifères. Une bonne identification vous permettra de faire appel aux bons professionnels, comme ceux de ChasseSourisServices si le doute persiste ou si la situation semble complexe.

Crottes de chauve souris

Identifier les zones d’accumulation et les signes de présence

Une fois que vous savez reconnaître le guano, l’étape suivante consiste à localiser précisément où les chauves-souris ont élu domicile. Ces créatures sont des animaux d’habitude. Elles choisissent leurs abris avec soin, cherchant l’obscurité, le calme et une température stable. En tant que propriétaire d’une maison avec de nombreux recoins, j’ai appris que chaque bâtiment a ses points faibles, ses petites ouvertures que nous ne remarquons même pas, mais qui sont des portes d’entrée royales pour elles. Les accumulations de guano sont le meilleur indicateur pour cartographier leurs allées et venues.

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Les greniers et les combles sont sans conteste leurs endroits favoris. Les charpentes en bois offrent une multitude de perchoirs idéaux. Inspectez attentivement le sol sous les poutres maîtresses, les fermes de la toiture et près des lucarnes ou des cheminées. C’est là que les tas de guano les plus importants se forment. Mais ne vous limitez pas aux greniers.

Les caves, les vides sanitaires et les hangars sont aussi des lieux propices, surtout s’ils sont peu fréquentés. Les chauves-souris peuvent également se glisser dans des espaces très étroits, comme les cavités des murs, derrière les bardages ou sous les tuiles. Une inspection extérieure de votre maison peut révéler des indices : de fines traces sombres ou des taches près d’une fissure ou d’un trou sont souvent des signes de passage régulier.

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Les indices complémentaires à ne pas négliger

Le guano est le signe le plus évident, mais d’autres indices peuvent confirmer la présence d’une colonie active. Le soir, au crépuscule, postez-vous à l’extérieur et observez votre toiture. Vous pourriez apercevoir les chauves-souris sortir en quête de nourriture. C’est un spectacle fascinant qui vous donnera une idée précise de leur point de sortie. Des bruits peuvent aussi vous alerter.

On peut parfois entendre de légers grattements ou des pépiements aigus provenant des murs ou du plafond, surtout à la tombée de la nuit ou à l’aube, lorsque les animaux sont les plus actifs. Ces sons sont très discrets, il faut donc tendre l’oreille dans un environnement calme pour les percevoir.

Indice de PrésenceDescription et LocalisationConseil d’Observation
Accumulation de GuanoTas pyramidaux sous les poutres, dans les coins des greniers, caves.Utilisez une lampe torche puissante pour inspecter les zones sombres.
Traces sur les MursTaches huileuses ou sombres près des points d’entrée (fissures, tuiles).Inspectez les façades, surtout sous les rebords de toit et autour des fenêtres.
Bruits DiscretsGrattements, pépiements aigus provenant des murs ou plafonds.Écoutez attentivement au crépuscule ou à l’aube, lorsque la maison est silencieuse.
Odeur CaractéristiqueLégère odeur de musc ou d’ammoniaque dans les espaces confinés.Fiez-vous à votre odorat en entrant dans le grenier ou la cave.
Observation DirecteVoir les chauves-souris sortir de leur abri à la tombée de la nuit.Postez-vous à l’extérieur avec une vue dégagée sur votre toiture au coucher du soleil.

Lorsque j’ai confirmé la présence d’une petite colonie dans mon grenier, ma priorité a été de comprendre leur mode de vie avant d’agir. Il est important de savoir que les chauves-souris sont des espèces protégées en France. Il est donc interdit de les tuer, de les déranger intentionnellement ou de détruire leurs gîtes. Toute intervention doit être menée en dehors des périodes de reproduction et de mise bas (généralement de mai à août).

Savoir où elles se trouvent et comment elles vivent dans votre maison est la première étape pour planifier une intervention respectueuse et légale. Des entreprises sont spécialisées dans l’exclusion éthique et peuvent vous conseiller sur la meilleure période pour agir.

  • Inspection des points d’entrée potentiels : Recherchez les trous de plus d’un centimètre de diamètre, les tuiles mal ajustées, les fissures dans les murs ou les joints de cheminée.
  • Cartographie des zones d’activité : Utilisez la localisation du guano pour comprendre où la colonie passe le plus de temps.
  • Évaluation de la taille de la colonie : La quantité de guano peut donner une estimation approximative du nombre d’individus. Un grand tas indique souvent une colonie bien établie.
  • Planification saisonnière : N’entreprenez aucune action de nettoyage ou d’exclusion pendant la période de reproduction pour ne pas piéger les jeunes à l’intérieur.

Cette phase d’observation est loin d’être une perte de temps. Elle vous permet de rassembler toutes les informations nécessaires pour une gestion sereine et efficace du problème, en conciliant la protection de votre habitat et le respect de la biodiversité.

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Les risques sanitaires du guano et les équipements de protection

Aborder la question du guano ne se limite pas à un simple problème de propreté. Il y a une dimension sanitaire qu’il ne faut jamais sous-estimer, surtout quand on a une famille. En tant que père de deux jeunes enfants, Léa et Jules, la sécurité de mon foyer est ma priorité absolue. Avant de commencer le nettoyage de mon grenier, je me suis donc abondamment documenté sur les risques associés aux excréments de chauve-souris.

Le principal danger, et le plus connu, est l’histoplasmose. Il s’agit d’une infection respiratoire causée par l’inhalation de spores d’un champignon, Histoplasma capsulatum, qui prolifère dans les sols enrichis par les fientes d’oiseaux et le guano de chauve-souris.

Même si la maladie est rare, les conséquences peuvent être sérieuses, en particulier pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants ou les personnes âgées. Les symptômes ressemblent à ceux d’une grippe : fièvre, toux, douleurs thoraciques. Le simple fait de balayer du guano sec peut mettre en suspension des milliers de ces spores dans l’air, créant un nuage invisible et potentiellement dangereux.

C’est pourquoi il est formellement déconseillé de nettoyer à sec. Au-delà de l’histoplasmose, le guano peut aussi provoquer des réactions allergiques et attirer d’autres nuisibles comme des insectes (blattes, acariens) qui se nourrissent des déjections et de leurs champignons. La prudence est donc de mise.

L’équipement de protection individuelle (EPI) : votre armure indispensable

Face à ces risques, il est impensable de se lancer dans un nettoyage sans un équipement de protection adéquat. Il ne s’agit pas d’être paranoïaque, mais simplement pragmatique. Votre santé n’a pas de prix. Pour une intervention en toute sécurité, vous devez vous équiper comme un professionnel. Pensez à cette étape comme à la préparation d’un chantier : on ne commence pas sans avoir les bons outils et les bonnes protections.

Équipement de ProtectionSpécification RecommandéeRôle
Masque RespiratoireAu minimum un masque N100 ou FFP3.Filtre les spores de champignons et les fines particules de poussière. Indispensable.
Combinaison JetableIntégrale avec capuche.Empêche le contact des particules contaminées avec la peau et les vêtements.
Gants RésistantsEn caoutchouc épais ou nitrile.Protège les mains du contact direct avec le guano et les produits de nettoyage.
Lunettes de SécuritéModèle étanche ou à coques.Évite que les poussières et les éclaboussures n’atteignent les yeux.
Couvre-chaussuresJetable ou bottes en caoutchouc.Empêche de transporter les contaminants hors de la zone de travail.

Cette liste peut sembler excessive pour un simple nettoyage, mais elle est la garantie d’une intervention sans risque. Une fois le travail terminé, il est essentiel de retirer cet équipement avec précaution, en le retournant sur lui-même pour ne pas disperser les contaminants, et de le jeter dans un sac poubelle hermétiquement fermé. Un bon lavage des mains et une douche sont également recommandés juste après.

Si l’accumulation de guano est très importante, ou si la zone est difficile d’accès et mal ventilée, la meilleure solution reste de faire appel à une entreprise spécialisée. Ces experts disposent non seulement du matériel adéquat, mais aussi de l’expérience pour gérer des situations complexes en toute sécurité.

  • Ne jamais balayer ou aspirer le guano à sec : Cela aérosolise les spores. Il faut toujours humidifier la zone avant d’intervenir.
  • Assurer une bonne ventilation : Ouvrez les fenêtres ou utilisez un ventilateur pour créer un courant d’air vers l’extérieur, si possible.
  • Limiter l’accès à la zone : Pendant le nettoyage, interdisez l’accès à la zone aux autres membres de la famille et aux animaux domestiques.
  • Se décontaminer après l’intervention : Retirez et jetez les EPI correctement, puis lavez-vous soigneusement.
Crottes de chauve souris

Le guide pas à pas pour un nettoyage sécurisé et efficace

Une fois les risques évalués et l’équipement de protection enfilé, le moment est venu de passer à l’action. Un nettoyage de guano ne s’improvise pas, il suit un protocole rigoureux pour garantir à la fois l’efficacité et la sécurité. C’est un projet qui demande de la méthode, un peu comme la restauration d’un meuble ancien : chaque étape compte. La précipitation est votre pire ennemie, car elle peut entraîner une dispersion des contaminants et rendre tous vos efforts inutiles. L’objectif n’est pas seulement d’enlever le visible, mais bien d’assainir l’espace en profondeur.

La toute première étape, avant même de toucher au guano, est de maîtriser la poussière. C’est le point de départ de tout nettoyage sécurisé. Munissez-vous d’un pulvérisateur rempli d’eau et humidifiez légèrement toutes les surfaces couvertes de guano. Ne détrempez pas la zone, le but est simplement d’alourdir les particules pour qu’elles ne volent pas.

Cette simple action réduit drastiquement la quantité de spores en suspension dans l’air que vous pourriez respirer. Une fois la zone humidifiée, vous pouvez commencer le ramassage. Utilisez une pelle et une balayette, ou des spatules, pour rassembler les excréments et placez-les directement dans des sacs-poubelle épais et résistants. Pour les grandes surfaces, un aspirateur industriel équipé d’un filtre HEPA (Haute Efficacité pour les Particules Aériennes) est l’outil idéal. N’utilisez surtout pas votre aspirateur domestique, qui ne ferait que rejeter les spores les plus fines dans l’air de votre maison.

Le processus de désinfection en profondeur

Le retrait du guano n’est que la moitié du travail. La désinfection est l’étape qui va réellement assainir l’espace et éliminer les agents pathogènes invisibles. Une fois toutes les déjections solides enlevées, il faut nettoyer les surfaces touchées. Préparez une solution de nettoyage simple mais efficace. Une solution à base d’eau et de savon (comme du savon noir) peut être utilisée pour un premier lavage afin d’enlever les résidus collés.

Ensuite, passez à la désinfection proprement dite. La solution la plus recommandée est un mélange d’eau de Javel diluée. Le ratio classique est d’une part d’eau de Javel pour neuf parts d’eau. Appliquez généreusement cette solution sur toutes les surfaces (sols, poutres, murs) avec une éponge ou un pulvérisateur et laissez agir pendant au moins 30 minutes. Ce temps de contact est nécessaire pour que le produit ait le temps de neutraliser les spores du champignon Histoplasma.

Après ce temps de pose, rincez les surfaces à l’eau claire si nécessaire. N’oubliez pas de bien ventiler la pièce pendant et après l’utilisation de l’eau de Javel. Pour ceux qui préfèrent des alternatives, des produits désinfectants enzymatiques, comme ceux proposés par des marques spécialisées, peuvent aussi être très efficaces. Ces solutions sont souvent moins agressives pour les matériaux tout en offrant un bon niveau de désinfection.

Étape du NettoyageAction à RéaliserMatériel NécessairePoint de Vigilance
1. Préparation et SécuritéEnfiler l’équipement de protection complet (EPI).Masque N100, combinaison, gants, lunettes.Vérifier que l’équipement est bien ajusté et sans défaut.
2. HumidificationPulvériser de l’eau sur le guano et les zones souillées.Pulvérisateur de jardin.Ne pas saturer d’eau, juste humidifier pour éviter la poussière.
3. RamassageCollecter le guano avec des outils manuels ou un aspirateur HEPA.Pelle, balayette, sacs-poubelle, aspirateur HEPA.Éviter les gestes brusques. Remplir les sacs aux 2/3 maximum.
4. NettoyageLaver les surfaces avec une solution d’eau savonneuse.Seau, éponge, savon noir ou détergent doux.Bien frotter pour décoller tous les résidus.
5. DésinfectionAppliquer une solution d’eau de Javel diluée et laisser agir 30 min.Eau de Javel, seau ou pulvérisateur.Assurer une bonne ventilation pendant cette étape.
6. ÉliminationFermer hermétiquement les sacs et les jeter avec les ordures ménagères.Sacs-poubelle résistants, ruban adhésif.Se renseigner sur les réglementations locales de gestion des déchets.
  • Travaillez toujours du haut vers le bas : Commencez par les poutres et les murs pour finir par le sol.
  • Doublez les sacs-poubelle : Pour éviter toute fuite ou déchirure, utilisez deux sacs l’un dans l’autre.
  • Nettoyez vos outils : Après usage, tous les outils non jetables doivent être soigneusement nettoyés et désinfectés.
  • En cas de doute, faites appel à un pro : Pour des infestations massives, des services comme NettoieToitExpress ou EcoDébarras sont plus sûrs et plus efficaces.

Ce processus méthodique vous assure de retrouver un environnement propre et sain. C’est un travail exigeant, mais le résultat en vaut la peine pour la tranquillité d’esprit de toute la famille.

Prévention durable et valorisation du guano au jardin

Après le grand nettoyage, la question qui se pose est : comment éviter que la situation ne se reproduise ? La meilleure solution n’est pas de chercher à éliminer les chauves-souris, mais de les empêcher d’accéder à votre maison. C’est une approche à la fois pragmatique et écologique. En tant que designer, je pense toujours à des solutions qui sont à la fois fonctionnelles et esthétiques.

L’objectif est de rendre votre maison impénétrable pour elles, tout en respectant leur rôle essentiel dans l’écosystème. Une fois le gîte nettoyé et les chauves-souris parties (assurez-vous d’agir en dehors de la période de reproduction), l’étape la plus importante est le colmatage de tous les points d’entrée.

Faites une inspection minutieuse de votre toiture, de vos façades et de vos fondations. Le moindre trou d’un diamètre supérieur à un centimètre est une porte ouverte. Utilisez du mastic, de la mousse expansive, du grillage fin ou du mortier pour boucher toutes les fissures et ouvertures. Portez une attention particulière aux jonctions entre le toit et les murs, aux contours des cheminées, aux évents et aux espaces sous les tuiles.

Pour les plus grandes ouvertures, l’installation de grilles anti-intrusion est une excellente solution. Des produits spécifiques sont conçus pour être durables et efficaces. L’idée est de créer une barrière physique infranchissable. C’est un investissement en temps, mais il est la garantie d’une tranquillité à long terme.

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Transformer un problème en ressource : le guano, l’or noir du jardinier

Plutôt que de jeter le guano collecté, pourquoi ne pas le valoriser ? C’est là que l’esprit créatif et soucieux de l’environnement entre en jeu. Le guano de chauve-souris est l’un des engrais naturels les plus riches et les plus efficaces qui existent. Il est exceptionnellement concentré en azote, phosphore et potassium (NPK), les trois macronutriments essentiels à la croissance des plantes.

C’est un véritable super-aliment pour votre jardin ou vos plantes d’intérieur. J’ai moi-même utilisé le guano de mon grenier pour fertiliser mon potager et les résultats ont été spectaculaires : des légumes plus vigoureux et des floraisons plus abondantes. C’est une belle façon de boucler la boucle et de transformer un déchet en ressource précieuse.

Action de PréventionDescription de la MéthodeMatériaux et Conseils
Bouchage des EntréesIdentifier et sceller toutes les ouvertures de plus de 1 cm.Mastic, mousse expansive, mortier, grillage métallique fin.
Installation de Barrières PhysiquesPoser des grilles sur les cheminées, les évents et les grandes ouvertures.Grilles anti-nuisibles en acier inoxydable pour une meilleure durabilité.
Exclusion UnidirectionnelleInstaller des dispositifs qui permettent aux chauves-souris de sortir mais pas de rentrer.À faire poser par un professionnel (ex: GuanoExpert) pour garantir l’efficacité et le bien-être animal.
Installation de Gîtes AlternatifsPoser des nichoirs à chauves-souris dans le jardin, loin de la maison.Placer les nichoirs en hauteur (3-5 mètres), orientés sud-est.

Pour utiliser le guano comme engrais, il faut cependant prendre quelques précautions. Il est très concentré et peut « brûler » les racines des plantes s’il est utilisé pur. La meilleure méthode est de le composter ou de préparer un « thé de guano ».

  • Compostage du guano : Incorporez de petites quantités de guano à votre compost habituel. Il agira comme un activateur puissant et enrichira le compost final en nutriments.
  • Préparation du « thé de guano » : C’est ma méthode préférée pour les plantes en pot et le potager. Il suffit de mélanger une à deux cuillères à soupe de guano dans un arrosoir de 10 litres d’eau. Laissez infuser pendant 24 heures en remuant de temps en temps, puis utilisez cette solution pour arroser vos plantes à la base. C’est un engrais liquide très efficace.
  • Application directe (avec prudence) : Vous pouvez aussi l’épandre en très fine couche au pied des plantes et le griffer pour l’incorporer à la terre, mais veillez à ne pas en mettre trop près des tiges et à bien arroser ensuite.

En adoptant cette double approche prévention rigoureuse et valorisation intelligente vous réglez le problème à la source tout en tirant un bénéfice inattendu de la situation. Vous protégez votre maison, respectez la faune locale et donnez un coup de pouce à votre jardin. C’est une solution complète qui allie pragmatisme, respect de l’environnement et ingéniosité.

Les crottes de chauve-souris peuvent-elles endommager la structure de ma maison ?

Oui, à long terme, une accumulation importante de guano peut causer des dommages. Son poids peut exercer une pression sur les plafonds en plâtre, et son acidité, combinée à l’urine, peut corroder le bois de la charpente et même certains métaux. De plus, l’humidité retenue par le guano peut favoriser le développement de moisissures et de pourriture, affaiblissant les matériaux structurels au fil du temps.

Est-il possible d’utiliser des répulsifs pour éloigner les chauves-souris ?

L’efficacité des répulsifs (ultrasons, lumières stroboscopiques, odeurs fortes) est très débattue et souvent temporaire. Les chauves-souris peuvent s’habituer à ces nuisances. De plus, l’utilisation de répulsifs peut être considérée comme un dérangement intentionnel d’une espèce protégée. La méthode la plus fiable et légale reste l’exclusion physique, c’est-à-dire le blocage des accès après s’être assuré que tous les individus ont quitté le gîte.

Comment savoir si les chauves-souris sont toujours présentes avant de boucher les trous ?

Pour vous assurer que le gîte est vide, la meilleure méthode est d’utiliser un système d’exclusion unidirectionnelle. Il s’agit d’un dispositif (un cône ou un tube) placé sur le point d’entrée principal qui permet aux chauves-souris de sortir mais les empêche de rentrer. Après quelques nuits, une fois que vous n’observez plus de sorties, vous pouvez être raisonnablement sûr que la colonie a déménagé. Il est fortement conseillé de faire appel à un professionnel pour cette opération délicate.

Que faire si je découvre un bébé chauve-souris tombé au sol ?

Ne le touchez surtout pas à mains nues. Les chauves-souris peuvent être porteuses de la rage (bien que cela soit rare). Si possible, et en utilisant des gants épais, placez une petite boîte retournée à côté du jeune pour qu’il puisse grimper dessus. Essayez de le repositionner en hauteur, près de l’endroit où vous l’avez trouvé, afin que sa mère puisse le récupérer. S’il semble blessé ou si la mère ne revient pas, contactez un centre de soin pour la faune sauvage ou une association de protection des chauves-souris.

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