Identifier des crottes de mulot est la première étape pour comprendre une potentielle présence de rongeurs chez vous. Concrètement, vous cherchez des excréments qui ressemblent à des grains de riz noirs ou brun foncé, mesurant entre 4 et 10 millimètres de long. Ils sont de forme cylindrique, souvent légèrement courbés, avec des extrémités un peu plus effilées que celles d’une souris. Vous les trouverez généralement dispersées le long des murs, dans les coins sombres, les greniers ou les caves, marquant le passage de l’animal plutôt qu’un lieu de nidification centralisé.
| Caractéristique | Description détaillée | Conseil d’identification |
|---|---|---|
| Taille et Forme | Entre 4 et 10 mm, forme de grain de riz ou de petit cylindre. | Comparez-les à un grain de riz cru pour une référence visuelle simple. |
| Couleur | Brun foncé à noir. La couleur peut s’éclaircir avec le temps. | Des crottes de couleurs variées indiquent une présence continue sur plusieurs jours. |
| Localisation | Dispersées le long des murs, dans les garages, greniers, et près des sources de nourriture. | Suivez la « piste » pour identifier les points d’entrée ou les zones d’activité. |
| Texture | Les crottes fraîches sont souples et brillantes, les anciennes sont sèches et friables. | Écrasez-en une (avec des gants !) : si elle se transforme en poussière, elle est vieille. |
Identifier les crottes de mulot : le guide visuel complet pour ne plus se tromper
Lorsque j’ai entrepris la rénovation de notre maison des années 70, je m’attendais à trouver des trésors cachés derrière les murs, mais certainement pas des traces de petits visiteurs nocturnes. C’est en déplaçant une vieille armoire dans le garage, que je prévoyais de transformer en atelier, que j’ai découvert une petite collection de ce qui ressemblait à des graines carbonisées.
Mon premier réflexe a été de balayer, mais ma curiosité d’architecte d’intérieur, habitué à observer les moindres détails, a pris le dessus. Il s’agissait bien de déjections. Savoir s’il s’agissait de souris, de mulots ou d’autre chose était alors devenu mon projet du jour. Pour vous éviter ce moment de doute, je vais vous donner toutes les clés pour une identification visuelle infaillible.
La forme est sans doute le critère le plus parlant. Les crottes de mulot sont très caractéristiques : elles ont cette forme cylindrique ou fuselée, un peu comme un grain de riz allongé. Contrairement aux crottes de souris, qui sont plus petites et pointues aux deux extrémités, celles du mulot sont souvent un peu plus épaisses et leurs bouts sont arrondis. Pensez à un petit fuseau de 5 à 10 millimètres de long pour environ 3 millimètres de diamètre.
La couleur et la texture sont également des indices précieux. Des excréments noirs et légèrement brillants signalent une présence très récente. Ils seront encore un peu mous au toucher, signe que l’animal est passé il y a peu. En vieillissant, ces crottes perdent leur humidité, leur couleur vire au brun foncé ou au grisâtre, et elles deviennent sèches et friables.
Si vous en trouvez qui s’effritent facilement en poussière, c’est que le passage date de plusieurs semaines, voire mois. C’est un bon indicateur pour évaluer l’activité : si vous ne trouvez que des vieilles crottes, le problème est peut-être déjà résolu. Si vous trouvez un mélange de crottes fraîches et anciennes, l’infestation est active et probablement installée. Lors de mes inspections, j’ai pris l’habitude de porter des gants et de tester la texture d’une ou deux déjections pour dater l’activité. C’est un petit détail, mais il change toute la perspective de l’intervention nécessaire.

Enfin, il faut apprendre à différencier les crottes de mulot de celles d’autres rongeurs, car les stratégies pour s’en débarrasser ne sont pas toujours les mêmes. La confusion la plus fréquente est avec la souris. Voici une astuce simple : les crottes de souris sont plus petites (3-6 mm) et ont des extrémités pointues. Celles du rat sont beaucoup plus grosses, atteignant facilement 1,5 à 2 cm, et ont une forme de banane ou de gros grain de riz.
Les observer attentivement vous évitera de vous tromper de cible. Dans mon cas, la taille intermédiaire et la forme fuselée confirmaient bien la présence de mulots, probablement attirés par les graines pour oiseaux que nous stockions, un peu négligemment, dans le garage. Une simple observation m’a permis de poser un diagnostic précis avant même de penser à une solution.
- Forme : Cylindrique et allongée, semblable à un grain de riz.
- Taille : Généralement entre 5 et 10 millimètres de long.
- Couleur : Brun foncé à noir pour les fraîches, devenant plus claires et ternes avec le temps.
- Texture : Brillante et molle si récente, sèche et friable si ancienne.
- Extrémités : Plutôt arrondies, moins pointues que celles des souris.
| Rongeur | Taille moyenne des crottes | Forme caractéristique | Lieu de découverte typique |
|---|---|---|---|
| Mulot | 5 – 10 mm | Cylindrique, bouts arrondis | Dispersées le long des murs, jardins, garages |
| Souris | 3 – 6 mm | Fine, bouts pointus | Concentrées près des nids, dans les placards |
| Rat noir | ~ 10 – 12 mm | Courbée (banane), bouts pointus | En hauteur, sur les poutres, dans les greniers |
| Rat d’égout | ~ 15 – 20 mm | Épaisse, bouts arrondis | Au sol, dans les caves, près des canalisations |
L’analyse des lieux : où trouver les déjections et décrypter les habitudes du mulot
Une fois que vous savez quoi chercher, la question suivante est : où chercher ? L’emplacement des crottes est un indice aussi puissant que leur apparence. Le mulot n’est pas un animal qui laisse ses déjections au hasard. Elles jalonnent ses itinéraires, un peu comme un Petit Poucet marquant son chemin. Contrairement à une souris qui a tendance à créer des latrines près de son nid, le mulot disperse ses excréments le long de ses trajets quotidiens.
Si vous trouvez une ligne de crottes le long d’une plinthe, derrière un meuble ou sur une poutre, vous avez probablement identifié une de ses autoroutes personnelles. C’est une information capitale, car elle vous révèle ses points d’entrée, ses zones de passage et ses destinations préférées, souvent une source de nourriture. Quand j’ai aménagé le coin lecture pour mes enfants, Léa et Jules, j’ai voulu m’assurer que l’espace était parfaitement sain.

J’ai donc inspecté méticuleusement les combles juste au-dessus. J’y ai trouvé quelques crottes éparpillées le long des chevrons, menant directement à une petite fissure près du toit. Le lieu de la découverte m’a donné plus d’informations que les crottes elles-mêmes : je savais par où ils entraient et quel chemin ils empruntaient.
Les mulots sont avant tout des créatures de l’extérieur. Leur présence à l’intérieur est souvent saisonnière, typiquement à l’automne quand les températures chutent et que la nourriture se fait plus rare dehors. Il est donc logique de commencer votre inspection par les zones tampons entre votre maison et votre jardin. Pensez aux endroits suivants : le garage, la cave, le vide sanitaire, le grenier, ou encore la cabane de jardin.
Ce sont leurs premières portes d’entrée. Dans mon jardin de 400m², que j’aime considérer comme une extension artistique de la maison, j’ai remarqué des crottes près du composteur et sous le tas de bois. C’est normal, c’est leur habitat naturel. Le signal d’alarme, c’est quand ces traces se rapprochent et pénètrent dans les structures. Une accumulation de déjections près d’une bouche d’aération ou sous le seuil d’une porte de service est un signe que la frontière a été franchie. Il est alors temps d’agir, non seulement à l’intérieur, mais aussi en réorganisant l’extérieur pour le rendre moins attractif. Éloigner le bois de chauffage des murs ou utiliser un composteur fermé sont des actions simples mais terriblement efficaces.
L’analyse de la concentration des crottes est aussi très instructive. Une ou deux crottes isolées peuvent simplement indiquer le passage d’un explorateur curieux. Cependant, si vous découvrez des zones où les déjections sont plus nombreuses, même si elles sont dispersées, cela peut signaler un point d’intérêt pour le rongeur. Il peut s’agir d’une source de nourriture ou d’un endroit où il se sent en sécurité.
Près des paquets de croquettes du chat, derrière le réfrigérateur où tombent des miettes, ou dans un placard contenant des céréales mal fermées, sont des zones classiques. En tant que designer, je pense toujours à l’optimisation de l’espace, et cela s’applique aussi à la lutte contre les nuisibles. En identifiant ces « points chauds », vous savez exactement où concentrer vos efforts de nettoyage et où placer d’éventuels pièges ou répulsifs de marques, pour une efficacité maximale sans avoir à traiter toute la maison.
- Le long des murs et plinthes : C’est leur voie rapide pour se déplacer à l’abri des regards.
- Dans les coins et derrière les meubles : Des zones de pause ou de passage protégé.
- Greniers et combles : Des lieux chauds et isolés, parfaits pour s’installer.
- Caves et sous-sols : Accès facile depuis l’extérieur et souvent humides.
- Près des sources de nourriture : Cuisines, garde-manger, ou là où la nourriture pour animaux est stockée.
| Zone d’inspection | Indice probable | Action à envisager |
|---|---|---|
| Garage / Abri de jardin | Première zone de contact avec l’extérieur. | Vérifier l’étanchéité des portes, stocker les graines en contenants hermétiques. |
| Grenier / Combles | Point d’entrée par le toit, lieu de nidification. | Inspecter les tuiles, les grilles d’aération et l’isolation. |
| Cuisine / Garde-manger | Présence motivée par la nourriture. | Nettoyage en profondeur, conservation des aliments en boîtes métalliques ou en verre. |
| Sous-sol / Cave | Accès via les fondations ou les canalisations. | Boucher les fissures dans les murs, vérifier les passages de tuyaux. |

Les indices complémentaires : repérer les autres traces de la présence de mulots
Se fier uniquement aux crottes, c’est un peu comme lire un livre en ne regardant que les images. Pour avoir l’histoire complète, il faut chercher d’autres indices. Les mulots sont des créatures discrètes, mais ils laissent derrière eux bien plus que leurs déjections. Le signe le plus évident, après les crottes, ce sont les traces de grignotage. Étant un rongeur, le mulot a des incisives qui poussent continuellement, l’obligeant à ronger pour les user.
Il s’attaque à une grande variété de matériaux. Dans le jardin, ce seront les racines de vos légumes, les bulbes de fleurs ou les fruits tombés au sol. À l’intérieur, leur régime change. Ils peuvent s’attaquer aux sacs de graines, aux boîtes en carton contenant de la nourriture, mais aussi à des matériaux plus surprenants. Pendant les travaux de la salle de bain parentale, j’ai découvert que des fils électriques passant dans une cloison avaient été dénudés.
Les marques étaient fines et parallèles, typiques de dents de rongeurs. C’est un risque à ne pas prendre à la légère, car cela peut provoquer des courts-circuits et des incendies. Inspecter les câbles dans les combles et les caves est une étape de sécurité essentielle.
Un autre indice, plus subtil, est la présence de nids. Le mulot est un architecte de l’instinct. Il construit des abris sphériques avec les matériaux qu’il trouve à sa disposition. Ces nids sont souvent cachés dans des endroits bien protégés : à l’intérieur d’un mur, sous un plancher, dans un tas de vieux journaux, ou même dans l’isolation. De quoi sont-ils faits ? De tout ce qui est doux et isolant : de l’herbe sèche, des feuilles, des morceaux de tissu, de la laine de verre arrachée, du papier déchiqueté.
Si vous découvrez un amoncellement de matériaux hétéroclites et déchiquetés dans un coin tranquille de votre maison, il y a de fortes chances que vous ayez trouvé une de leurs créations. Ces nids sont souvent accompagnés d’une légère odeur de moisi ou de musc, une signature olfactive qui, combinée à la présence de crottes, confirme le diagnostic.
Enfin, tendez l’oreille. C’est souvent la nuit, lorsque la maison est silencieuse, que les indices auditifs se manifestent. Allongé dans mon lit en train de penser au design de la future verrière du salon, j’ai plus d’une fois entendu de légers bruits de grattement venant des murs ou du plafond. Ce ne sont pas des bruits forts, plutôt des frottements rapides et discrets, comme si quelqu’un grattait avec un ongle.
On peut aussi entendre de petits couinements. Ces sons sont le signe d’une activité nocturne et sont particulièrement audibles si les rongeurs se déplacent dans les cloisons ou entre le plafond et le plancher de l’étage supérieur. C’est un indice qui peut être angoissant, mais il est extrêmement utile pour localiser les zones de passage des mulots sans avoir à démolir un mur. Pour vous familiariser avec ces bruits, des vidéos en ligne peuvent vous aider à les identifier précisément.
- Marques de rongement : Cherchez deux fines rainures parallèles sur le bois, le plastique, les câbles.
- Nids : Amas de matériaux déchiquetés (tissu, papier, isolant) dans des lieux cachés.
- Bruits nocturnes : Grattements, petites courses dans les murs ou les plafonds.
- Traces de passage : Des petites traces de pattes dans la poussière ou des marques grasses le long des murs dues au frottement de leur pelage.
- Odeur : Une odeur de musc ou d’ammoniaque, particulièrement forte près des nids.
| Indice | Niveau de certitude | Que faire ? |
|---|---|---|
| Crottes fraîches | Élevé | Confirme une infestation active. Agir rapidement. |
| Bruits de grattement | Moyen à Élevé | Essayer de localiser la source pour cibler l’intervention. |
| Dégâts de grignotage | Élevé | Identifier la nature des dégâts (nourriture, câbles) pour évaluer l’urgence. |
| Nid découvert | Très élevé | Indique une installation durable. Une action de fond est nécessaire. |
Portrait-robot du coupable : différencier les espèces de mulots par leurs excréments
Pour moi qui aime comprendre l’histoire derrière chaque objet ou chaque matériau, il est tout aussi fascinant de savoir quel type de mulot a décidé de cohabiter avec nous. Ce n’est pas qu’une simple curiosité intellectuelle, car connaître l’espèce peut donner des indices sur son comportement et donc sur la meilleure façon de l’inviter à repartir.
En France, nous rencontrons principalement deux espèces qui peuvent s’aventurer dans nos maisons : le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) et le mulot à collier (Apodemus flavicollis). Le premier, comme son nom l’indique, est un habitant des bois, des champs et des jardins. C’est le plus commun. Ses crottes sont assez caractéristiques : elles sont longues et fines, souvent autour de 10 mm, de forme cylindrique et d’un brun assez foncé.
C’est typiquement ce que j’ai trouvé dans mon garage. Son régime est varié, allant des graines aux insectes, ce qui peut légèrement influencer la texture de ses déjections. C’est un grimpeur agile, capable d’atteindre les greniers, mais il préfère généralement rester au niveau du sol.
Le mulot à collier, lui, est un peu plus grand et se distingue par une bande de fourrure jaune-roux autour du cou. Ses crottes lui ressemblent : elles sont un peu plus massives que celles de son cousin sylvestre. Pensez à une longueur de 8 mm, mais pour un diamètre plus important, autour de 4 mm. Elles sont donc plus trapues, plus épaisses, et souvent de couleur noire. Ce mulot est un excellent grimpeur, bien plus à l’aise en hauteur que le mulot sylvestre.
Si vous trouvez des crottes plus épaisses dans votre grenier ou sur des étagères hautes, il y a de fortes chances que ce soit lui. Il est important de noter que la confusion avec la souris domestique (Mus musculus) est fréquente. Cependant, les crottes de cette dernière sont bien plus petites, fines et pointues, et on les trouve souvent en grande quantité au même endroit, ce qui est moins le cas pour le mulot qui les parsème sur son passage.
L’alimentation joue un rôle non négligeable dans l’apparence des excréments. C’est un principe de base, mais on oublie parfois de l’appliquer à la faune sauvage. Un mulot qui se nourrit principalement de graines et de baies produira des crottes dures, sèches et foncées. En revanche, un régime riche en insectes, larves ou déchets alimentaires plus humides donnera des crottes plus claires et plus molles.
Analyser cette variation peut vous donner une idée de ce qui les attire chez vous. Si les crottes sont très sombres et compactes près de votre abri de jardin, c’est probablement votre stock de graines pour l’hiver qui les intéresse. Si elles sont plus claires dans la cuisine, c’est qu’ils ont accès à des restes ou à des déchets. C’est un travail de détective qui, en plus d’être intéressant, permet de mettre en place des actions ciblées, comme l’utilisation de boîtes de stockage plus robustes ou la gestion plus rigoureuse des poubelles. C’est une approche pragmatique et efficace, bien plus satisfaisante que de simplement poser un piège au hasard.
- Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) : Le plus commun. Ses crottes sont longues (jusqu’à 10 mm) et fines, de couleur brun foncé. Plutôt terrestre.
- Mulot à collier (Apodemus flavicollis) : Un peu plus grand. Ses crottes sont plus courtes mais plus épaisses (8×4 mm), souvent noires. Excellent grimpeur.
- Souris domestique (Mus musculus) : À ne pas confondre. Ses crottes sont très petites (3-6 mm), fines et avec des bouts pointus. Souvent en amas.
- Impact du régime alimentaire : Des crottes foncées et dures indiquent une alimentation à base de graines ; des crottes claires et molles, une alimentation plus humide (insectes, déchets).
| Espèce | Forme | Couleur typique | Dimensions (L x D) | Texture |
|---|---|---|---|---|
| Mulot sylvestre | Cylindrique, allongée | Brun foncé | ~ 10 mm x 3 mm | Sèche et friable (si ancienne) |
| Mulot à collier | Cylindrique, épaisse | Noir | ~ 8 mm x 4 mm | Sèche et friable (si ancienne) |
| Souris domestique | Fine, bouts pointus | Gris foncé / Noir | ~ 5 mm x 2 mm | Dure |
Après le constat, l’action : nettoyage sécurisé et stratégies de prévention efficaces
Identifier les crottes de mulot, c’est bien. Agir pour assainir et prévenir, c’est mieux. En tant que père de famille, la sécurité de Léa et Jules est ma priorité absolue, et cela passe par un environnement domestique sain. Le nettoyage des déjections de rongeurs ne doit jamais être pris à la légère, car elles peuvent être porteuses de bactéries et de virus. La première règle est donc : ne jamais balayer ou aspirer les crottes à sec.
Cela mettrait les particules potentiellement pathogènes en suspension dans l’air que vous respirez. La bonne méthode est simple et sécurisée. Munissez-vous de gants en caoutchouc et d’un masque. Préparez une solution d’eau de Javel diluée (1 volume d’eau de Javel pour 10 volumes d’eau) ou un désinfectant virucide. Vaporisez généreusement la zone contaminée, y compris les crottes, et laissez agir une dizaine de minutes. Ensuite, utilisez du papier absorbant pour ramasser les excréments et les jeter dans un sac poubelle bien fermé. Enfin, nettoyez à nouveau toute la surface avec votre désinfectant.
Une fois la zone propre, l’objectif est d’éviter que le problème ne se reproduise. La prévention est la clé. En tant qu’architecte d’intérieur, je suis obsédé par les détails, et c’est là que tout se joue. Il faut se mettre dans la peau d’un mulot : le moindre petit trou est une porte d’entrée. Un mulot peut se faufiler dans une ouverture de la taille d’une pièce de 10 centimes.
Faites le tour de votre maison, de la cave au grenier, et cherchez la moindre fissure dans les fondations, le moindre espace autour des tuyaux ou des câbles qui entrent dans la maison, la moindre tuile cassée. Pour boucher ces ouvertures, utilisez des matériaux qu’ils ne peuvent pas ronger : du mortier, de la laine d’acier ou des grilles métalliques fines. J’ai passé un week-end entier à faire ce travail sur notre maison, et c’est sans doute l’investissement le plus rentable que j’ai fait en matière de tranquillité. Pensez également à l’environnement immédiat de la maison. Évitez les tas de bois, les broussailles ou le lierre contre les murs, qui sont de parfaits abris et des échelles pour les rongeurs.
Si l’infestation est déjà bien installée, des mesures de contrôle plus actives peuvent être nécessaires. Il existe de nombreuses options sur le marché. Pour une approche sans produits chimiques, les pièges à capture vivante sont une bonne solution, à condition de relâcher l’animal à plusieurs kilomètres de votre domicile. Les pièges mécaniques, comme les tapettes traditionnelles, sont très efficaces s’ils sont bien placés sur les chemins de passage que vous avez identifiés. Pour ceux qui préfèrent des solutions prêtes à l’emploi, des marques proposent des pièges sécurisés et des appâts.
Si vous optez pour des appâts rodenticides, la prudence est de mise, surtout avec des enfants ou des animaux domestiques. Utilisez-les toujours dans des postes d’appâtage sécurisés qui empêchent tout accès accidentel. Pour le jardin, des solutions plus naturelles existent. L’important est de choisir une méthode qui correspond à votre situation et à vos valeurs, en privilégiant toujours la sécurité.
- Étape 1 : Se protéger. Enfilez des gants imperméables et un masque de protection respiratoire.
- Étape 2 : Humidifier. Vaporisez une solution désinfectante (eau de Javel diluée) sur les crottes et la zone. Ne balayez jamais à sec.
- Étape 3 : Ramasser. Utilisez du papier absorbant pour collecter les déjections et jetez-le dans un sac-poubelle scellé.
- Étape 4 : Désinfecter. Nettoyez et désinfectez en profondeur toutes les surfaces potentiellement contaminées (sols, placards, etc.).
- Étape 5 : Aérer. Laissez la pièce bien aérée pendant et après le nettoyage.
| Stratégie de prévention | Description | Produits ou matériaux recommandés |
|---|---|---|
| Sceller les points d’entrée | Boucher toutes les fissures et trous de plus de 6 mm dans les fondations, murs, et toiture. | Mortier, laine d’acier, grillage métallique fin. |
| Gérer les sources de nourriture | Conserver tous les aliments (humains et animaux) dans des contenants hermétiques en verre ou en métal. | Boîtes de conservation, silos à graines hermétiques. |
| Maintenir la propreté | Nettoyer immédiatement les miettes et les déversements. Ne pas laisser de vaisselle sale la nuit. | Produits de nettoyage standards. |
| Aménager l’extérieur | Éloigner les tas de bois des murs, tailler la végétation, utiliser des composteurs fermés. | Répulsifs extérieurs (ex: Solabiol). |
La couleur des crottes de mulot change-t-elle avec le temps ?
Oui, absolument. Les crottes de mulot fraîches sont généralement noires ou brun très foncé et ont un aspect légèrement brillant car elles sont encore humides. En séchant, elles perdent cette brillance, s’éclaircissent pour devenir brun mat ou grisâtres, et leur texture devient sèche et friable. Observer une palette de couleurs différentes au même endroit est le signe d’une présence continue sur plusieurs jours ou semaines.
Une seule crotte de mulot est-elle le signe d’une infestation ?
Pas nécessairement. Une seule crotte, ou quelques-unes très isolées, peut simplement indiquer le passage exploratoire d’un individu. Cependant, cela doit vous alerter. C’est le signal pour inspecter plus attentivement la zone, chercher d’autres signes (grignotages, autres crottes) et surtout, vérifier et sceller les points d’entrée potentiels. Mieux vaut prévenir qu’attendre que cet explorateur ne décide de s’installer avec sa famille.
Les crottes de mulot sont-elles dangereuses pour les animaux domestiques ?
Oui, il y a un risque. Tout comme pour les humains, les excréments de rongeurs peuvent être porteurs de bactéries (comme la salmonelle) ou de parasites. Un chien ou un chat qui ingère des crottes ou qui lèche une surface contaminée peut tomber malade. Il est donc très important de nettoyer rapidement et de manière sécurisée toute déjection découverte, en tenant vos animaux à l’écart pendant l’opération.
Puis-je utiliser du vinaigre blanc pour nettoyer les zones souillées ?
Le vinaigre blanc est un excellent nettoyant et un désodorisant, mais il n’est pas un désinfectant certifié pour éliminer tous les agents pathogènes potentiellement présents dans les déjections de rongeurs, comme l’hantavirus. Pour un nettoyage sécurisé, il est fortement recommandé d’utiliser une solution d’eau de Javel diluée (1 part pour 10 parts d’eau) ou un désinfectant commercial dont l’étiquette mentionne une action virucide et bactéricide.
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À propos de Thomas
Architecte d’intérieur passionné et père de famille créatif, je transforme depuis plus de 10 ans les intérieurs en véritables œuvres d’art. Entre mes projets clients haut de gamme et l’aménagement de ma propre maison lyonnaise, je partage sur Art Pluriel mes meilleures astuces pour créer une déco authentique et accessible. Quand je ne dessine pas de nouvelles créations, vous me trouverez dans mon jardin à imaginer des aménagements paysagers ou à bricoler avec mes enfants Léa et Jules.
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